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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 10:40

Deux années après l’accession de la gauche aux responsabilités et la victoire de François Hollande à la Présidence de la République, les résultats du premier tour des élections municipales sont lourds de significations pour chaque membre de la famille progressiste et, à quelques jours du second tour, nous devons plus que jamais demeurer mobilisés pour que le maximum de communes continue à avancer sur le chemin de la justice sociale.

 

1. Nous ne pouvions faire l’impasse du redressement du pays.

Un ménage peut-il éternellement vivre au-dessus de ses moyens et dépenser plus qu’il ne gagne ? A cette question de bon sens, tout le monde répondrait par la négative. Dès lors, il en va de même à l’échelle d’un Etat et c’est l’honneur de François Hollande que d’avoir su prendre cette responsabilité difficile à assumer, d’autant plus qu’il a hérité d’une situation calamiteuse des comptes de la Nation après dix années de gestion de droite.

Oublie-t-on que ces années furent marquées par des cadeaux et des exemptions pour les plus riches avec le bouclier fiscal tandis que les classes moyennes et populaires étaient au pain sec ? Oublie-t-on que sous la droite, la dette publique a explosé, la désindustrialisation du pays s’est accélérée et que la France a pris la pente du déclin ? Pouvait-on imaginer que deux années suffiraient à inverser la tendance ?

Car l’effort de redressement, même s’il est peu perceptible par les citoyens, est là, palpable. L’Etat réalise des économies sans précédent tout en continuant à préparer l’avenir et, au contraire de la droite, ne sacrifie pas l’essentiel que sont les services publics de la police, de la justice et de l’école, ce patrimoine de ceux qui n’en ont pas, puisque dans ces secteurs des recrutements ont lieu ! L’impôt, cet instrument de correction des inégalités, est désormais mieux réparti grâce notamment à la taxe à 75% sur les hauts revenus, obligeant les plus aisés, alors qu’ils avaient été épargnés par la droite, à souscrire à l’effort commun.

Malgré la contrainte budgétaire, des mesures de justice ont été prises :

  • pour le pouvoir d’achat des plus modestes avec la hausse de 25% de l’allocation de rentrée scolaire, le gel du prix de l’essence fin 2012 début 2013,
  • ainsi que pour sauvegarder notre régime de retraite par répartition tout en veillant à permettre aux travailleurs qui avaient commencé tôt de partir à 60 ans.

 

2. Ce redressement doit s’effectuer à présent avec encore plus de justice.

En dépit de tout cela, dimanche, « l’émeute silencieuse » de nombreux citoyens (selon le mot de Pierre Bourdieu pour qualifier l’abstention) a exprimé une inquiétude forte sur cette politique de redressement. Les efforts sont lourds à supporter, et il est bien légitime d’escompter des résultats plus rapides sur le front de l’emploi et de la croissance, surtout lorsque l’on se trouve au chômage, en situation de précarité ou de détresse sociale.

N’oublions pas cependant que les mesures prises hier commencent à peine à produire leurs effets. Je pense au « crédit d’impôt compétitivité emploi », au rôle de la Banque Publique d’Investissements, aux contrats de génération ou encore à l’action énergique des Commissaires au Redressement Productif qui œuvrent chaque jour pour préserver des centaines d’emplois et en financer de nouveaux, notamment avec le concours des Régions.

Le redressement avance, et s’il n’a pas encore étanché l’impatience sociale légitime qui couve, il serait absurde au moment où il commence à produire quelques résultats (A lire dans Le Monde du 25/03, selon l’INSEE « la situation conjoncturelle de l’économie est favorable » ) de l’arrêter. Par contre, il est tout à fait possible de le mener avec des actions plus vigoureuses en faveur de toujours plus de justice sociale et je suis persuadé que très prochainement, le Président de la République répondra à cette attente sociale du pays.

Pour l’heure, le paradoxe est que dimanche dernier, « l’émeute silencieuse » a permis l’avancée des forces de l’insécurité sociale. Voilà pourquoi au second tour des municipales, l’ensemble des forces de gauche doivent se mobiliser. Ce sursaut est nécessaire car ce n’est pas la droite qui, hier, lorsqu’elle gérait le pays, ne remplaçait pas un fonctionnaire sur deux partant à la retraire va, demain dans nos communes, renforcer l’école publique, les transports en commun ou le logement social ! Ce serait se tromper d’objectif.

Ainsi, pour que le redressement dans la justice mené sur le plan national s’accélère, dimanche, j’appelle chacune et chacun à soutenir, au niveau local, les hommes et les femmes de gauche qui non seulement ont prouvé qu’ils savaient gérer les communes mais surtout qui agissent, au quotidien, pour plus de justice et de solidarité car, tout comme moi, ces militants du progrès sont convaincus que seul le peuple détient les clefs de l’avenir !

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commentaires

Florence MARTY 29/03/2014 15:55

100% d'accord avec cette analyse !

marchal 27/03/2014 15:03

tout a fait en phase avec ces propos

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