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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 11:23

Laurent Wauquiez, le candidat de la droite (LR) aux élections régionales de décembre prochain pour Auvergne Rhône-Alpes entend « déverrouiller » l’apprentissage, regrettant sans doute de ne pas l’avoir fait lorsqu’il était en charge de la formation professionnelle en tant que secrétaire d’Etat à l’emploi entre 2008 et 2010. En 2009 sous son action, on enregistrait en effet une baisse de 12% des contrats d’apprentissage et de professionnalisation (-8% pour les premiers et -22% pour les seconds !).

Parmi les recettes du donneur de leçons d’aujourd’hui, figure la loi NOTRe qui, en effet,
devrait donner la possibilité aux Régions de formuler des propositions d’évolution des lois et règlements… Une fois la loi votée bien sûr, Monsieur le député de la Haute-Loire !

Autre idée remarquable : réserver en priorité l’accès aux marchés publics de la Région aux
entreprises qui, les trois années précédentes, auront pris au moins un apprenti… Sauf que si un marché peut légalement prévoir d’apprécier les offres au regard du critère d’insertion
professionnelle des publics en difficulté, ce critère doit être objectif et être en lien avec
l’objet du marché, c’est-à-dire que le marché doit être susceptible d’être exécuté au moins
en partie par des personnels engagés dans une démarche d’insertion. Il ne doit pas conduire à favoriser une certaine catégorie de soumissionnaires. Il s’agit là d’un arrêt du Conseil d’Etat du 25 mars 2013… Conseil d’Etat dont est issu Laurent Wauquiez !

Plus sérieusement, la Région Auvergne consacre à ses 8195 apprentis recensés à la rentrée 2014, près de 35 millions d’euros auxquels il faut ajouter 8,5 millions d’euros d’aides aux employeurs. Ce budget est stable malgré un contexte financier contraint et une baisse des effectifs regrettable, même si elle est moins élevée que sur le plan national.

Bien entendu, l’Auvergne s’inscrit dans les objectifs gouvernementaux de 500 000 apprentis en 2017, soit 10 500 en Auvergne. Pour cela, elle mène toute une série d’actions visant à rendre plus attractif l’apprentissage pour les jeunes et les employeurs.

Des actions pour lever les freins à la mobilité et prévenir les ruptures avec un fonds social
apprentis et des contrats Loja pour faciliter l’hébergement des mineurs.

Des actions à destination des employeurs d’apprentis comme la prise en charge du coût des formations des apprentis recrutés dans le secteur public, les primes de 1000 euros par année d’apprentissage assorties de trois bonifications (l’Auvergne est une des rares Régions à aller au-delà de la loi), enfin, l’aide au recrutement soit 1000 euros par apprenti supplémentaire pour les entreprises de moins de 250 salariés. Plus de mille aides ont déjà été versées.

Des actions destinées à développer l’offre de formation par l’apprentissage avec le financement du projet A2EX (Auvergne Alternance d’Excellence),porté par les Universités pour un montant de près d’1,9 million d’euros pour l’équipement des plateaux techniques des IUT du Puy-en-Velay (Laurent Wauquiez devrait être au courant), d’Aurillac et de Montluçon, avec l’objectif de tripler le nombre d’alternants sur ces trois sites.

Sans oublier une vague d’ouverture très importante pour la rentrée 2015 avec vingt-six nouvelles formations.

Des actions enfin pour développer l’apprentissage avec la création d’un nouveau programme « Plan régional d’action pour le développement de l’apprentissage » (PRADA) doté de plus de 2,5 millions d’euros pour :
- Favoriser les dispositifs d’initiation aux métiers par alternance (DIMA), mettre en place un réseau de quatorze chargés de développement de l’apprentissage au sein de la Chambre régionale des métiers et de l’artisanat, de la Chambre de commerce et d’industrie régionale, des CFA du BTP et des CFA agricoles
- Financer un plan d’investissement dans les CFA.
- Mettre en oeuvre un contrat d’objectifs et de moyens régional avec différents partenaires (Etat, consulaires, partenaires sociaux,…) afin de les mobiliser autour d’objectifs partagés de développement de l’apprentissage.

Voilà du concret et du quotidien pour les employeurs, les apprentis et les candidats à l’apprentissage qui peuvent compter sur le soutien de la Région Auvergne à mille lieues des propositions fantaisistes d’un apprenti candidat à la tête de la future grande Région !

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