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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 11:05

Il faut enfin tirer les leçons de nos échecs aux élections présidentielles. Nous gagnons les élections locales et nous perdons les élections essentielles : présidentielles et législatives. Pourquoi ?

 

Parce que nous restons sur les schémas du passé et les solutions d’hier.

Le monde a changé, le libéralisme est à bout de souffle, nos solutions traditionnelles aussi.

L’« État Providence » né d’un consensus en 1945 est mort.

Avec Nicolas SARKOSY, il n’est plus question de répartir ni l’effort, ni la richesse, il gouverne pour les riches et uniquement pour les riches.

 

L’exemple du RSA est très significatif, cette « idée excellente » est mise en œuvre en demandant aux classes moyennes, et souvent aux plus modestes,de prélever 1,1% de plus sur les revenus de leurs patrimoine.

12 millions de français dont 40% d’employés et d’ouvriers titulaires d’une assurance vie vont être taxés. Mais les 30 000 foyers les plus riches vont être épargnés parce qu’ils sont protégés par le bouclier fiscal voté en 2007 qui fait que l’on ne peut pas prélever plus de 50% des revenus d’un ménage ! (15 milliards de cadeaux aux riches en 2007, 1.5 milliard prélevé sur les français moyens en 2009 !)

 

Face à cette situation, nous devons réagir et proposer un vrai rééquilibrage des efforts entre revenu du capital et revenu du travail.

 

Je crains beaucoup le social-libéralisme invoqué par certain.  Le terme me déplait.

Le socialisme doit se renouveler avec le souci de l’équité, de la justice sociale, ce qui n’exclut pas la modernisation de la société.

 

Oui, il y a des lourdeurs ! oui, le service public doit être repensé ! (ce que nous faisons au Conseil régional avec les points visio-publics est exemplaire).

 

Je crois à la  nécessité des partenariats publics/privés et à une réforme de la formation professionnelle qui accorde à chacun au début de sa vie, un crédit d’étude utilisable tout au long de la carrière.

 

Je crois aussi  que la modernité et l’efficacité passent par une réforme des collectivités territoriales. La réforme en cours des politiques publiques, ne peut pas se faire sans des collectivités aux compétences claires, aux ressources suffisantes, il y va aussi du renouveau de la démocratie, car  les Français ne comprennent plus rien à la complexité du fonctionnement de nos institutions, ce qui les détourne totalement d’une participation au débat public.

 

Oui, le Parti socialiste est à la croisée des chemins, j’ai le sentiment de me retrouver dans la même période qu’en  1969/1971 avec le déclin de la S.F.I.O et le congrès d’Epinay qui a permis au Parti socialiste de se renouveler et de nous conduire à la victoire en 1981.

 

Nous n’avons pas le droit de manquer cette échéance du Congrès de Reims.



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