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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 11:52

Subprimes, titrisation, taux directeurs en plein cœur d’un « 11 septembre » ou d’un « tsunami » de la finance.

 

Dans ce tourbillon sémantique, le citoyen a toutes les raisons de se trouver décontenancé, désoeuvré et évidemment inquiet de l’évolution de la crise.

 

La place de l’État dans les circuits financiers et économiques revient alors au goût du jour. Le plan Paulson, la nationalisation partielle de 8 banques britanniques, la réaction des États européens, les thèses néo-libérales ont bel et bien du plomb dans l’aile et l’interventionnisme étatique revient sur le devant de la scène politique.

 

A tel point que les thuriféraires du laisser-faire laisser-aller – Nicolas Sarkozy en tête - adoptent aujourd’hui une posture de circonstance face à la crise. Reconnaître les vertus de l’intervention de l’État après avoir voué aux gémonies les partisans d’une régulation qualifiée d’archaïque, tout cela semble cependant un peu léger pour redonner confiance durablement.

 

Comment voulez-vous en effet avoir confiance en un système qui a permis à ses privilégiés, ses intouchables, d’empocher plus de 100 milliards de dollars l’an passé et de voir cette année éponger leurs pertes par les contribuables.

 

Je suis partisan d’une modification du système dans la durée et en profondeur : avec davantage de points de contrôle, une vision qui couvre le financier, l’économique et le social d’une manière globale, une vision qui prône le changement, le changement à gauche.

 

La confiance ne pourra être rétablie durablement qu’à cette condition.

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