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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 17:20

Conformément aux engagements pris devant les auvergnates et les auvergnats lors des assises territoriales de 2004, la Région Auvergne mène désormais une vraie politique de coopération décentralisée avec l’Afrique et notamment le Mali.

 

Sur l’objet même de la visite qui vient d’avoir lieu, je reviens satisfait. Nous avons sur place des citoyens motivés, des élus, des animateurs bien épaulés par l’ONG TETRAKTIS qui font un excellent travail sur le terrain. L’argent investi par les deux régions Rhône Alpes et Auvergne est bien utilisé.

 

Nous conduisons là bas une démarche globale de développement touristique avec les acteurs locaux.

 

Cet échange fut également l’occasion de voir les conditions de vie des milliers de paysans pour qui le Niger est un don du ciel, je n’imaginais d’ailleurs pas qu’il puisse y avoir autant de têtes de bétails au Mali en zone sahélienne.

Se déplacer à l’intérieur de l’Afrique est souvent un long périple.

 

Bref, parti à 4 heures du matin de Bamako la capitale, je suis arrivé à Niafunké (160 kms au sud de Tombouctou) à 22 h ! 

 

Ces épisodes sont symboliques des difficultés de développement de ce pays, l’un des plus pauvres du monde.

 

D’un coté, un potentiel de développement bien réel avec les mines, l’agriculture et bien sûr le tourisme, pas le tourisme de masse mais un tourisme de niche réservé à des érudits ou à des aventuriers curieux de leur histoire, de leur géographie et de la vie dans d’autres sociétés.

 

Du même côté, des populations courageuses, intelligentes, des élus motivés et une très bonne organisation territoriale avec une décentralisation très poussée.

 

De l’autre, une insuffisance de formation dans tous les domaines qui génèrent des problèmes comme ceux que j’évoque parce que le détail est négligé.

 

Dans le cadre de notre coopération, nous portons beaucoup d’efforts sur la formation mais il faudrait faire plus. Dans la région de Tombouctou (500 000 habitants), il n’y a pas une entreprise de second œuvre capable de conduire des chantiers de plomberie sanitaire ou de carrelage dans des conditions acceptables.

 

Mais que ces gens sont gentils, humains. En fait, ils sont porteurs de ces valeurs humanistes oubliées de notre société de consommation. C’est peut être là que réside leur chance pour l’avenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

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