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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 10:44

Lors des vœux que nous avons adressés avec toute mon équipe à la presse auvergnate lundi dernier, j’ai voulu insister sur un message d’avenir et parler de notre patrimoine commun : la vie de la cité au sens large et le chantier, toujours renouvelé, de la République.

 

Pourquoi cet appel à la République au seuil d’une nouvelle année ? Parce qu’à l’instar du titre du petit pamphlet de Stéphane Hessel, « Indignez-vous », 2011 s’ouvre avec de nombreux motifs d’indignation.

 

La République est une promesse au point mort. Léguée par des générations d’humbles militants de la liberté et de l’égalité qui n’ont jamais dissocié ces deux idéaux difficiles à atteindre, pénétrés de l’universel, le cadre de notre vivre-ensemble est en danger.

 

« Chaque citoyen est roi en république » disait-on sous la Révolution. Comme pour mieux signifier qu’il n’y avait pas de limites aux droits des citoyens hors les droits des autres citoyens eux-mêmes. Ce combat a toujours été difficile à mener. Deux siècles d’existence difficile, de victoires et de défaites entrecoupés de nombreuses régressions n’ont pas mis Marianne à l’abri.

 

Ce péril est à la mesure des politiques menées par la droite depuis 2002 (9 ans !).

 

Chaque année produit sa loi sécuritaire et rappelle que le pouvoir et l’autorité ont toujours besoin de ce genre d’alibis aussi ostentatoires qu’inutiles lorsqu’ils peinent à s’incarner. Ainsi le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux « Roms » cet été est une insulte à la France et à l’idée que notre pays a offert au monde en 1789.

 

Chaque année produit aussi le détricotage des progrès sociaux qui faisaient que le renard n’était pas totalement libre dans le poulailler. Or les grandes féodalités économiques et financières ont pris totalement la direction de l’économie et la religion du tout marché, malgré son extrême usure, sacrifie toujours plus sur son autel les forces du travail.

 

L’école et les services publics, qui furent pendant longtemps le patrimoine de ceux qui n’en avaient pas, sont paupérisés à l’extrême. Les mots comme « ascenseur social » ou « méritocratie » paraissent dignes d’être exposés dans les musées d’archéologie tant ils figurent des souvenirs. 

 

L’injustice fiscale atteint des sommets que l’Ancien Régime n’a pas à nous envier tant l’on constate que d’un côté l’immense majorité est accablée dans son quotidien et paie pour une minorité qui a déjà tout et que l’on exempte sans cesse de l’effort commun !

 

Et ce n’est pas l’abrogation annoncée de l’ISF qui ira dans le bon sens ! « Le premier devoir de ceux qui sont épargnés est de se montrer solidaires de ceux frappés par le destin » avait rappelé François Mitterrand. 15 ans après sa mort, son message demeure.

 

Enfin et c’est le plus grave, l’impartialité de l’Etat n’existe plus, la morale et l’éthique non plus, tout comme la séparation des pouvoirs !

 

La situation nationale est donc préoccupante et s’il n’y a pas lieu d’espérer un changement de cap, il y a lieu de préparer la victoire en 2012 des forces de la jeunesse et du travail.

 

Comme le disait Sartre, « je ressens encore l’espoir comme ma conception de l’avenir ». Je le rejoins, résolument déterminé à mener toujours plus loin, à l’échelle locale, dans les laboratoires de progrès que sont les collectivités de gauche, à la Région Auvergne, des politiques audacieuses et innovantes, porteuses de progrès et de bonheur pour le plus grand nombre.

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