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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 15:36

47033 10150276940625123 75853605122 14843668 5398282 nLes filières de l’élevage traversent une crise majeure. De trop nombreux éleveurs connaissent des difficultés qui les conduisent pour certains à renoncer à leur métier.

 

Cette situation de crise ne doit plus perdurer. Il faut sortir de cette spirale de l’échec. Il faut redonner à l’élevage français sa fierté et assurer son dynamisme, en lien avec les attentes de nos concitoyens. Il faut agir, il est temps de mettre en place les actions politiques nécessaires.  

 

Comme  Président du Conseil régional d’Auvergne et ancien ministre de l’agriculture, je lance aujourd’hui « l’appel de Clermont-Ferrand pour le renouveau de l’élevage ».

 

Cet appel s’adresse à l’ensemble des responsables politiques, aux agriculteurs eux-mêmes et à l’ensemble de la société.

 

·        L’élevage est essentiel à l’équilibre économique, social et environnemental de nos territoires ruraux.

 

·        L’élevage participe à la sauvegarde de notre indépendance alimentaire. Nous avons besoin de toute la diversité et de la qualité de toutes nos productions agricoles, et particulièrement de nos productions animales.

 

·        L’élevage est vital pour les territoires, il en est même constitutif. Il est urgent de sauvegarder ce « patrimoine élevage ». Laisser disparaître l’élevage dans certaines régions est inacceptable.

 

·        Nos concitoyens doivent avoir confiance dans nos modes d’élevage.

 

·        Le monde agricole doit quant à lui répondre au mieux aux demandes de la société que ce soit en matière de qualité, de sécurité, d’écologie.

 

·        Consommateurs et éleveurs doivent se retrouver dans un nouveau « pacte », dans une ambition partagée, ceci dans l’intérêt réciproque des uns et des autres. 

 

·        Pour réussir, il faut sortir de la logique économique actuelle qui met en concurrence toutes les agricultures du monde, alors que les règles du jeu sont partout différentes. Assurer l’indépendance alimentaire des peuples, sauvegarder l’équilibre de nos territoires d’élevage, le marché seul ne le peut pas.

 

·        Il faut agir pour l’élevage en protégeant le marché européen. Aucune concession en la matière n’est possible. L’Europe doit sauvegarder la préférence communautaire. L’Union européenne ne doit pas brader l’élevage au profit d’autres intérêts économiques. L’élevage n’est pas la monnaie d’échange pour exporter nos airbus. Il faut rester ferme vis-à-vis du Mercosur et plus généralement dans le cadre des négociations sur le commerce international.

 

·        Il faut agir pour l’élevage en défendant une PAC forte pour l’après 2013. Il faut défendre une PAC juste et rééquilibrer les aides en faveur des régions d’élevage. Il faut une PAC qui soutient l’emploi, qui privilégie le nombre d’actifs dans les exploitations et non le nombre d’hectares. Les avantages écologiques de l’élevage à l’herbe devront être soutenus par des soutiens spécifiques complémentaires et incitatifs. La future PAC devra être territorialisée et prendre en compte les spécificités de chaque région d’élevage. Et la PAC devra bien sûr être dotée d’un budget à la hauteur des enjeux à venir. Il faut sanctuariser le budget, et dans cette enveloppe, rééquilibrer les soutiens vers l’élevage.

 

·        Il faut agir pour l’élevage en défendant les prix... Il s’agit là d’une question majeure et centrale. Défendre les prix, c’est d’abord assurer un cadre économique favorable et défendre une PAC forte et juste.  Défendre les prix, c’est aussi gérer la production au plus proche de la demande, réguler les marchés par la puissance publique. La régulation des marchés, cela représente des avantages indéniables, et des avantages qui coûtent peu au budget de la PAC et aux budgets des Etats. Défendre les prix, c’est rééquilibrer le rapport de force entre les éleveurs et l’aval des filières. Il faut encourager le regroupement de l’offre et stopper les pratiques abusives de la grande distribution. Eleveurs et consommateurs doivent devenir les maillons forts de chaque filière. Mais il faut pour tout cela des règles équitables et justes que seule la loi pourra imposer : il y a urgence.

 

 

Voilà les principes d’action qu’il semble utile de promouvoir. J'invite chacun, éleveurs, consommateurs, responsables politiques et syndicaux, à s’en emparer.

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