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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 19:37

Faire marche arrière sur le bouclier fiscal en temps de crise, alors que même certaines personnalités politiques de droite estiment qu’il serait nécessaire de le faire, Nicolas Sarkozy ne le fera pas. En revanche, quand le gouvernement cherche à faire la chasse aux économies, c’est du côté de l’Éducation nationale qu’il tourne son regard. De 2011 à 2013, Luc Chatel envisage des milliers de suppressions de postes, d’augmenter les effectifs des classes, et de supprimer purement et simplement des postes des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED)…

 

L’intérêt des élèves est-il pris en compte avec de telles mesures ? Dans des conditions d’enseignement dégradées, la pédagogie individualisée passe à la trappe, et ce sont évidemment les élèves les plus défavorisés qui seront les laissés pour compte du système, eux qui ne sont pas des « héritiers » comme le disait Bourdieu, eux dont le patrimoine n’est pas financier ou social ; eux dont le seul patrimoine est l’école publique !

 

L’école publique est l’un des socles de notre pacte républicain en même temps que la meilleure chance de promotion sociale pour les plus modestes. C’est ce modèle qui serait menacé par l’application comptable et stupide du principe de non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans l’Éducation nationale. Il est déplorable de voir que lorsque le gouvernement envisage un « sacrifice », c’est justement sur l’enseignement et sur l’avenir de nos enfants qu’il décide de le faire.

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