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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 22:18
J'ai été très touché par l'accueil chaleureux qui m'a été réservé la semaine dernière par les habitant(e)s des Vergnes, de Champratel et de Neyrat et également hier par les habitant(e)s des quartiers St Jacques et Fontaine du Bac à l'occasion de mes déplacements dans les quartiers nord et sud de Clermont. 

Ces journées, placées sous le signe de l'échange, de la convivialité et de l'amitié m'ont permis une nouvelle fois de comprendre qu'il serait impossible de faire des choix politiques cohérents sans se confronter régulièrement à la réalité du terrain.

Convaincu depuis toujours que la politique ne peut se décréter d'en haut, j'ai attentivement écouté ce que chacun(e) avait à me dire. Une fois de plus j'en suis sorti grandi et plus que jamais déterminé à adapter nos dispositifs pour répondre aux préoccupations quotidiennes des familles auvergnates. 

Au gré de nos échanges, j'ai été frappé aussi par la solidarité et l'entraide qui règnent dans ces quartiers, par l'humanité de ces hommes et de ces femmes, responsables associatifs, bénévoles, animateurs, chefs d'entreprises et tout simplement citoyen(n)es qui ont parfaitement compris qu'une société sans lien social n'a pas d'avenir. Que le collectif grandit l'individuel !

Enfin, en échangeant avec la jeunesse, en formation, en recherche d'emploi, engagée dans le monde associatif, etc.. j'ai compris que nous devions passer à la vitesse supérieure en prenant collectivement des mesures radicales pour permettre à chaque jeune de s'épanouir dans sa cité, dans sa ville et dans sa Région, à chaque jeune de prendre son destin en main, à chaque jeune d'avoir confiance en l'avenir.

François Mitterrand disait que si la jeunesse n'a pas toujours raison, une société qui la méprise ou qui la frappe a toujours tort. C'est actuellement ce que fait la droite au niveau national.

Or le droit au bonheur de nos jeunes, qui sont l'avenir de l'Auvergne, n'est pas négociable! Il passe par l'excellence éducative et l'égalité des droits, par la formation et l'emploi, mais aussi par la culture, le sports ou encore la vie associative, leviers majeurs d'épanouissement et d'intégration.

Il passe aussi par des mesures exceptionnelles que je m'engage à prendre et à porter avec mon équipe en déclarant l'avenir de la jeunesse auvergnate grande cause régionale pour le prochain mandat !
Un grand merci à toutes et tous pour ces journées qui m'ont beaucoup appris.
Un grand merci à vous toutes et tous qui donnez sans compter de votre temps et de votre gentillesse pour vos voisins, votre quartier, votre cité, d'avoir accepté de me faire partager un instant de votre vie !
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 07:59
Hier était organisée  dans le cadre des Assises de la ruralité, une réunion à Langeac, à l'initiative du Préfet de la Haute-Loire. L'invitation à participer à cette réunion m'est parvenue la veille, autrement dit le Préfet a tout fait pour que je ne puisse être présent à cette réunion et que l'institution régionale ne soit pas représentée. Il en fut de même à Brioude il y a peu.

Le Préfet de Haute-Loire craint-il que le Président de Région ne rappelle qu'il n'y a plus de politique d'aménagement du territoire dans ce pays et que l'avenir de la ruralité est sujet à discussion depuis plus de trente ans ?

Il n'y a rien de nouveau. Nous savons tous ce qu'il convient de faire. J'ai moi-même écrit deux ouvrages sur la ruralité : l'un "le défi rural", l'autre, le "projet rural", il y a plus de 25 ans. Les préconisations restent d'actualité.

Le gouvernement et ses serviteurs zélés que sont les Préfets n'abusent personne. Le débat sur l'avenir de la ruralité est là pour créer l'illusion qu'une politique nouvelle va se mettre en place. Or, dans le même temps on assiste à l'affaiblissement et à la disparition des services publics, à la mise en coupe reglée de l'élevage, de la production laitière et animale en zone de montagne !

Si le gouvernement veut réellement venir en aide à la ruralité, et cela me paraît éminement nécessaire, qu'il commence par mettre en oeuvre une vrai politique de péréquation et de solidarité pour les territoires ruraux, qui sont exclusivement perçus comme des lieux récréatifs pour les urbains.

La ruralité joue un rôle majeur, tant du point de vue économique, environnemental et sociétal. Il convient de lui permettre de s'adapter aux réalités du monde moderne et aux ruraux, de vivre à égalité de service avec les urbains.
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 15:20



Samedi matin en compagnie de nombreux anciens combattants et élus de la Margeride, j’ai eu l’immense honneur de présider l’inauguration de la nouvelle scénographie du Musée du Mont Mouchet, financée par le Conseil régional d’Auvergne. Ce haut lieu de la Résistance méritait cette nouvelle mise en valeur qui permettra à tous et notamment aux plus jeunes de mieux comprendre et de sentir au plus profond d’eux-mêmes le sens du sacrifice qui anima les maquisards. En mai-juin 44, ils affrontèrent la Wehrmacht pour retarder la jonction des troupes allemandes du sud avec celles de Normandie afin de faciliter l’avancée des Alliés.



65 ans plus tard, nous devons plus que jamais rester fidèles à leur message. Celui de la Résistance d’hommes et de femmes, français et étrangers, qui donnèrent leur vie pour que la France continue d’être dans le sillage de 1789, ce phare des droits de l’homme qui éclaira le monde, pour que la République renaisse et qu’elle concrétise l’aspiration du plus grand nombre à la démocratie politique mais aussi sociale et économique (Sécurité sociale, nationalisations, lois ouvrières et agricoles).


Cette fidélité est d’autant plus nécessaire à l’heure d’un débat sur l’identité nationale aussi malsain que fangeux. Commentant le titre de son ouvrage « L’identité de la France », Fernand Braudel avait déclaré « le mot m’a séduit, mais n’a cessé des années durant, de me tourmenter ». Aujourd’hui, c’est bien la République qui est dans la tourmente, tant ont été dévoyées et détricotées les grandes promesses du programme du Conseil National de la Résistance : les puissances de l’argent reprennent chaque jour un peu plus le dessus et le rêve d’une République fondée sur la démocratie économique et sociale s’éloigne à grand pas.


Ernest Renan, que beaucoup citent aujourd’hui à contresens, avait défini en 1882 la Nation comme « une grande solidarité » ; solidarité impliquant la mémoire des « sacrifices que l’on a faits » et un appel à « ceux que l’on est disposé à faire encore ». Il s’agit de retrouver le chemin de cette « grande solidarité » comme matrice de l’identité de la France, identité qui ne peut être que démocratique et sociale, bien à rebours d’un nationalisme frileux et rétrograde qui exalte la « terre » ou commande aux citoyens d’aimer le pays sur ordre ou alors de le quitter ! Car ceux sont les grandes œuvres de la Révolution de 1789, ceux sont les promesses de la République de 1848 (droit du travail, abolition de l’esclavage, suffrage universel), ceux sont les lois de la IIIème République (lois sur la presse, l’école, les syndicats, les associations, la laïcité), ceux sont les acquis du Front Populaire et de la Libération qui font notre héritage commun bien plus que le sol, le sang ou la religion ! Un héritage universel qui a conduit des étrangers, par exemple des républicains espagnols, à se battre pour lui au Mont Mouchet !


Cette identité démocratique et sociale est notre héritage. C’est aussi notre espérance commune et au premier chef celle d’une jeunesse maltraitée par le pouvoir. Il est encore temps de suivre l’exhortation de Victor Hugo à ne sacrifier aucun des termes de la devise républicaine, les « trois marches du perron suprême ». Parce que « sur le chantier de ces valeurs toujours neuves,  pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop
 »  soulignait François Mitterrand. Oui, le débat sur l’identité nationale commence bien au Mont Mouchet, ce lieu qui raisonne à nos cœurs comme un constant rappel à l’ordre civique pour une France et une République ouverte et généreuse, libre et solidaire, égalitaire et fraternelle.

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 17:44

 

A l’occasion de la manifestation du 16 octobre 2009, je renouvelle tout mon soutien aux agriculteurs qui traversent une crise alarmante, qui a des conséquences directes et immédiates sur la pérennité et la survie des exploitations (notamment les producteurs de lait et plus globalement les éleveurs).

 

Solidaire de leur mouvement et de leurs revendications au niveau national et à Bruxelles, face à un environnement libéral et un avenir de plus en plus concurrentiel, comme Président de la Commission agricole de l’Association des Régions de France, j’ai toujours prôné en faveur d’une régulation forte de l’agriculture afin de permettre à chacun de tirer un revenu convenable de son activité.

 

Mobilisé face à cette situation, la Région organise une conférence régionale agricole le 12 novembre prochain, à laquelle l’ensemble des acteurs de la filière sont conviés pour échanger sur les enjeux  de la crise actuelle qui prouve plus que jamais que face aux conséquences désastreuses d’un présent libéral et d’un avenir qui le sera encore plus il est urgent d’aider les agriculteurs à passer le cap vers une agriculture différente, à haute valeur ajoutée territoriale et environnementale, hors marché mondial, positionnée sur des segments de qualité et de différenciations forts (circuits courts, etc..). Cette conférence sera l’occasion d’entendre les demandes et propositions de la filière, et d’examiner les éventuelles adaptation du programme agricole régional qui s’avèreraient nécessaires. 



                             

 
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 16:14

En tant qu'élu local, j'ai souhaité signer  l'appel "Ultimatum climatique" qui est une campagne s'intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux climatiques. http://www.copenhague-2009.com/

 

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 15:04

BRUXELLES LE 5 OCTOBRE 2009

13 H :

j’arrive à Bruxelles pour une session du comité des régions d’Europe. Les agriculteurs sont rassemblés devant l’immeuble de la commission européenne pour faire pression sur les ministres de l’agriculture dont ils attendent des mesures en faveur des producteurs laitiers.

 

16 h 30 :

Je consulte par Internet nos dépêches. Les ministres de l’agriculture ont décidé de nommer un groupe d’experts pour esquisser les pistes de ce que pourrait être la régulation de la production laitière en remplacement des quotas laitiers.

 

Le rapport sera remis en juin 2010

 

20 h :

Je rentre à l’hôtel, je regarde le journal télévisé de France 2. Un reportage montre pourquoi le prix de revient du lait est plus faible en Allemagne qu’en France. Ce reportage est scandaleux. Il accrédite l’idée qu’il vaut mieux avoir 1000 vaches laitières que 50.

 

C’est exactement ce que veulent les libéraux ! supprimer les petites exploitations au profit de véritables usines à lait !

 

Cela signifie clairement la disparition de la production laitière de nos zones de montagne ! C’est ce que les gouvernements de droite de l’Europe sont en train de programmer.

 

L’aménagement du territoire, le développement durable n’a pour eux aucune importance.

Imaginez ce que seraient les montagnes d’Auvergne avec 2 fois plus moins de producteurs laitiers ?

 

C’est pour éviter cela que nous avons décidé de soutenir les producteurs laitiers de qualité dont le bio, les circuits courts, la vente directe.

 

La politique agricole du Conseil régional d’Auvergne vise à sortir nos agriculteurs de ce marché concurrentiel, où les conditions de la production ne sont pas identiques pour tous.

 

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 17:04

Il n’y a pas d’erreur. L’Auvergne est bien la 3ème région la plus riche de France… selon de nouveaux indicateurs de richesse.


En effet, d’après l’indicateur de santé sociale élaboré en région Nord-Pas-de-Calais par Florence Jany-Catrice, économiste spécialiste du sujet depuis plusieurs années, la région Auvergne se classe au 3ème rang des régions françaises si l’on considère, outre le revenu par habitant, le taux de chômage, les crimes et délits, le lien social, les inégalité hommes/femmes, les conflits du travail et bien d’autres variables habituellement ignorées.

 

Au-delà de ce classement qui situe notre région en très bonne place -juste derrière le Limousin et la Bretagne-,  je me réjouis de la place accordée aujourd’hui au débat sur les indicateurs de richesse.

 

La croissance et le PIB ne mesurent pas tout ! En conséquence, il convient de mieux orienter nos outils d’évaluation pour mener les politiques publiques de demain. J’avais d’ailleurs échangé sur cette question en compagnie de Florence Jany-Catrice lors d’un débat organisé à l’Université Blaise Pascal en mai dernier.

 

Depuis, le sujet est devenu national par la remise du rapport de Joseph  Stiglitz au Président de la République et  je ne peux que m’en réjouir.

 

Il revient donc à chacun de s’emparer de ce sujet crucial à mes yeux ; car derrière cette approche se pose la question majeure du choix de civilisation.

 

L’indicateur n’est que le curseur de nos aspirations. Ne pas faire des revenus le seul baromètre de notre richesse, c’est ouvrir de nouvelles perspectives et de nouvelles priorités qu’il nous faut définir ensemble :  la santé,  l’éducation, les modes de transport, la formation, le travail,  l’environnement, les services publics… les indicateurs ne sont là que pour signaliser un chemin, ce doit être celui d’une nouvelle civilisation.

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 16:00

Le 1er octobre prochain les militants socialistes vont désigner leur candidat pour les élections régionales de mars 2010.


Je suis candidat à ce suffrage et je vous invite à découvrir la lettre
que j'ai souhaité adresser aux militants Auvergnats à cette occasion.


Pour construire ensemble une Nouvelle Auvergne, avec une liste rassemblée des forces de gauche, je compte sur vous pour me soutenir dans cette campagne et faire gagner une Auvergne solidaire.



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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 15:54

Josiane Mialon et Bruno Waltener sont en campagne électorale, dans le cadre des élections cantonales partielles du 27 septembre sur le canton Le Puy-Ouest, en Haute-Loire. Je souhaite apporter ici tout mon soutien aux candidats du Parti socialiste, qui briguent les suffrages des Ponots et des habitants d'Espaly pour grossir les rangs de la gauche au Conseil général de la Haute-Loire.

Ces deux candidats, fondamentalement de gauche, sont tous deux impliqués dans des activités professionnelles qui reflètent leurs préoccupations sociales. Josiane Mialon, militante du PS depuis une vingtaine d’années, est en effet salariée d’une structure socioprofessionnelle bien connue des Espaviotes et Espaviots. Bruno Waltener travaille pour sa part au service sécurité et environnement d’un hôpital altiligérien. Voter pour cette équipe, c’est notamment faire le choix de « donner la priorité à l’action sociale pour favoriser le retour à l’emploi », comme ils le précisent en préambule de leur profession de foi.

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 12:23

 

Le 9 septembre en Conseil des ministres, le gouvernement a annoncé un très sévère « regroupement ». Sous couvert de créer un nouveau poste générique, celui de « défenseur des droits », le gouvernement, supprime du même coup à la fois le médiateur de la République, le Défenseur des enfants et la Commission nationale de déontologie de la sécurité (qui rendait publics les abus des forces de sécurité).

C’est dire toute l’estime que le gouvernement portait à ces autorités indépendantes : il les regroupe en une seule, forcément affaiblie. Un unique défenseur des droits pourra donc être saisi par les personnes s’estimant lésées par le fonctionnement de tout service public : c’est un peu « léger », comme dispositif…


On sait tous que la crise économique et financière que nous traversons a des conséquences sociales. Or les institutions concernées par cette brutale suppression sont justement des autorités qui étaient garantes d’un certain lien social.

Quel argument pour supprimer ces fonctions ? Le choix a été fait de manière abrupte et unilatérale, il n’avance à rien, bien au contraire. En prenant une décision de ce type, le gouvernement montre une nouvelle fois qu’il se soucie bien peu de paix sociale dans notre pays. Les responsables de l’Unicef France ont fait savoir qu’ils étaient scandalisés par la suppression du poste de Défenseur des enfants, occupé par Dominique Versini, alors même que l’on va fêter, le 20 novembre prochain, le 20e anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant. Je le suis aussi.


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