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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 16:10

Première rentrée au lycée Pierre-Joël Bonté

 

Vendredi 4 septembre, j’ai eu le plaisir avec mes collègues d’inaugurer le lycée Pierre-Joël Bonté, à Riom, dont le nom rend hommage à mon prédécesseur à tête du Conseil régional d’Auvergne. C’est un établissement dédié aux filières professionnelles. La construction de ce lycée du bâtiment et des réseaux (plus de 62 millions d’euros en comptant l’équipement), qui regroupe le lycée professionnel de Volvic et le lycée Gilbert-Romme de Riom, a été le plus gros investissement de notre mandat à la Région Auvergne, depuis 2004.

 

Parce qu’investir dans un lycée, c’est faire le choix évident de miser sur l’avenir, c’est faire le pari de l’éducation, c’est donner les moyens aux jeunes de se former dans les meilleures conditions possibles : n’oublions pas que ce sont eux qui seront les professionnels et les décideurs de demain. C’est avec à l’esprit un souci permanent de développement durable que nous avons mis en route la construction de cet établissement. Je crois que cela se voit, que cela se sent jusque sous les préaux boisés, et que c’est une chance d’avoir conduit une réalisation respectant à ce point l’environnement.

Le lycée Pierre-Joël Bonté se veut exemplaire sur le plan environnemental. D’une part, il utilise très largement le bois, comme matériau de construction et, dès cet hiver, comme combustible pour le chauffage, d’autre part il respecte les critères de haute qualité environnementale (HQE). Le chantier a été exemplaire, il s’est terminé à l’heure prévue, et les élèves ont d’ores et déjà pu se rendre compte qu’ils avaient là un bel outil pour apprendre. Je suis heureux que cette réalisation emblématique soit  conçue pour les jeunes, et la visite de vendredi m’a déjà convaincu qu’ils étaient conscients de leur chance de pouvoir bénéficier d’une telle infrastructure.

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 11:31

5 régions pour un TGV

 

 

En marge de l’université d’été de La Rochelle, J'ai souhaité réunir les présidents des régions concernées par la future ligne Paris-Orléans-Clermont-Lyon, le vendredi 28 août 2009 à l’hôtel de  ville afin d’étudier l’avancée de ce projet.

 

Ce projet de ligne à grande vitesse inscrit dans la loi GRENELLE 1 bénéficie désormais de crédits d’études en vue d’une réalisation qui pourrait intervenir dans le cadre de la  deuxième phase de construction de LGV  (2500 KM de lignes supplémentaires) soit après 2020.

 

Il faut préciser que l’ensemble des régions s’est prononcé en faveur des  crédits d’études, chaque collectivité délibérant pour une subvention d’un montant de 367 000 € répartie sur 2009 et 2010, la durée prévisionnelle de ces études étant prévue pour 24 mois.

 

La signature de la convention liant l’Etat, l’AFIT (agence de financement des infrastructures de transport) Réseau Ferré de France et les 5 Conseils régionaux concernés pour le lancement des études est actuellement en cours.

 

Avec mes collègues, nous entendons participer pleinement et de façon concertée et collégiale aux travaux du comité de pilotage, lequel se réunira le 1er octobre prochain à Paris.

 

Nous réaffirmons enfin notre souhait de voir l’Etat jouer pleinement son rôle en matière d’aménagement du territoire et au niveau financier, les lignes à grande vitesse étant de sa compétence.

 

 

 

 

Ci-dessous les présidents de région participant à la rencontre :

 

François BONNEAU Président région Centre, Jean-Paul HUCHON Président de la région Ile de France, François PATRIAT Président de la région Bourgogne, René SOUCHON Président de la région Auvergne, Bernard SOULAGE, 1er Vice-Président de la région Rhône-Alpes en charge des transports représentant Jean-Jacques QUEYRANNE , Président de la région Rhône-Alpes.

 

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 16:50

Jeudi dernier à l’invitation du CORAM (Collectif des Races locales de Massif), je me suis rendu dans le langeadois, en Haute-Loire, à la rencontre des acteurs du monde agricole et des organismes de sélection des races locales bovines et ovines.

 

La visite de l’exploitation agricole bovine Aubrac de M. Emmanuel Jouve sur la commune de Siaugues-Sainte-Marie et celle de la station FEDATEST située à Mazeyrat d’Allier furent des moments forts et très instructifs et je tiens d’ailleurs à saluer l’exemplarité de cette station de testage de béliers de races rustiques à des fins génétiques ainsi que son avance technologique.

 


                                

 

Au cours des nombreux échanges de la journée, nous avons abordé les notions d’agriculture durable, d’équité des aides, de développement homogène du territoire. Comme président de la Commission agricole à l’Association des Régions de France, j’ai évoqué les propositions de la régionalisation de la PAC. C’est la meilleure façon de parvenir à une PAC plus équitable entre filières, entre territoires et donc entre agriculteurs, grâce à une réponse au plus près et au plus fin des besoins et spécificités des territoires.


Rappelons que 80% des aides de la PAC sont attribuées à 20% des exploitations en France, délaissant des secteurs en difficulté comme l’élevage, ovin en particulier. Il est donc primordial de réorienter les aides pour un développement solidaire du territoire et un « traitement à la parcelle » cohérent à l’échelon régional.

 

J’ai également insisté sur l’importance de travailler de façon transversale pour atteindre cet objectif, ce que nous faisons déjà avec nos Contrats Auvergne +. Cela pourrait tout à fait être étendu au domaine de l’agriculture. En effet, la logique est la même : donner plus à ceux qui ont le moins, aller vers des aides personnalisées et collant au plus près des attentes de chacun.

 
La présence de M. Jesus Miguel Oria Diaz, Vice-président au Développement rural, élevage, pêche et biodiversité de la Région Cantabrique (Espagne), nous a permis d’échanger sur les problématiques semblables rencontrées sur nos territoires respectifs pour développer une agriculture durable. 
 

André Valadier, de l’INAO et Jean-Luc Chauvel, président du CORAM, ont quant à eux apporter leur œil de professionnel au débat, avec une vision commune : favoriser la qualité comme véritable élément de différenciation et comme image de marque de l’agriculture de nos territoires.


                                                    



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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 10:33


Cela fait des mois que je dénonce, avec d’autres, le véritable chantage exercé par des membres du gouvernement pour faire cofinancer par la Région tel ou tel projet de la compétence de l’état. Face à la mauvaise foi de certains Ministres, je suis rassuré de voir qu’un rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques, fin juin, soit venu confirmer une position sage que je défends fermement. Je pense, par exemple, à la polémique qui a enflé sur le financement du contournement du Puy-en-Velay, au sujet duquel Laurent Wauquiez a accusé la Région de tous les maux sans penser à balayer devant sa porte.

 

La Cour des comptes appelle en effet à une remise en cause des « interventions facultatives des collectivités », qui finissent de brouiller la lisibilité des choix politiques des uns et des autres, avec de multiples financements croisés. Que les lecteurs jugent ici de la teneur des préconisations de la Cour des comptes : « L’état pourrait contribuer à réguler les interventions facultatives des collectivités. Au contraire, il considère souvent que le « partenariat » avec des collectivités, auxquelles il procure près de la moitié de leurs ressources, l’aidera à exécuter et financer ses propres missions. Il fait ainsi notamment appel aux collectivités pour financer les lignes ferroviaires à grande vitesse, voire même les routes nationales qu’il n’a pas transférées aux départements. »

 

En conclusion du chapitre consacré aux collectivités, la Cour des comptes précise même, à nouveau : « La perspective d’un net infléchissement du rythme de croissance des dépenses locales est hypothétique, leur maîtrise ne pouvant venir que de réformes restant à engager. Encore faudrait-il que l’état n’appelle pas les collectivités à financer à sa place les politiques dont il n’a plus les moyens budgétaires. »

 

CQFD ! La Cour des comptes engage le gouvernement à clarifier et à respecter les compétences de chacun, et par la même occasion à réformer la fiscalité locale. J’appelle, moi aussi, cette réforme de la fiscalité locale de mes vœux : il serait temps que l’on donne aux Régions une autonomie fiscale suffisante pour exercer leurs missions plus sereinement. Et il est temps, surtout, que des responsables du gouvernement arrêtent de « faire porter le chapeau » aux collectivités locales lorsque des projets de la compétence de l’état n’avancent pas à cause d’un désengagement financier de sa part.

 

Les Régions n’ont pas les moyens de payer toutes les routes à la place de l’état ! Elles n’en ont pas non plus la compétence. Il est symptomatique de voir que même la Cour des comptes épingle le gouvernement actuel, indirectement, sur cette pratique répandue et hypocrite qui consiste à faire pression sur les collectivités pour les inciter à payer, par le biais d’« interventions facultatives », des factures qui ne sont pas les leurs.


Que chacun respecte donc ses engagements et assume ses missions, sans essayer de rejeter la responsabilité sur les autres …

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 16:31

Cette année, un français sur deux ne partira pas en vacances. Cela concerne de nombreuses familles, beaucoup de personnes âgées ou isolées, mais aussi de nombreux jeunes. Lycéens, jeunes en formation, étudiants, avec la crise économique, beaucoup seront ceux qui passeront directement des salles de classes aux petits jobs d’été.


C’est certes le chemin normal de la prise d’autonomie, mais parce qu’en homme de gauche, j’ai toujours refusé que le droit aux loisirs soit réservé à quelques uns, parce que l’autonomie, pour la jeunesse, est de plus en plus difficile à conquérir, le Conseil régional a décidé de s’engager fortement en aidant à la mobilité et aux loisirs des jeunes.


Ainsi, grâce à la 4ème édition du forfait « open tour », les 15 – 25 ans pourront voyager cet été sur tous les TER d’Auvergne de façon illimitée pour la semaine (15€) ou pour le mois (45€) et ainsi partir à la découverte de notre région.  Comme en 2008, petit coup de pouce régional, pour les jeunes âgés de 18 ans (tous les auvergnats nés en 1991), le forfait est gratuit !


Enfin, grande nouveauté cette année, en plus du forfait, le guide du Routard Auvergne est offert à tous ! J’espère que les jeunes auvergnats, qu’ils travaillent ou non, seront nombreux à profiter de ce dispositif (s’adresser en gare) qui s’inscrit dans la volonté qu’à la Région d’accompagner la jeunesse au quotidien : gratuité des manuels scolaires, bourses, aides au BAFA, droit aux loisirs ...

 

Bonnes balades dans la Région grâce aux TER et aux bons plans du Routard ! 




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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 15:45

Cela faisait des années que je n’avais pas fait de karting mais j’ai pu constater, hier, que c’est comme le vélo : ça ne s’oublie pas ! J’étais invité à essayer un nouveau modèle de kart électrique à Speed O Max, à Clermont-Ferrand, et au bout de trois ou quatre tours de circuit, les sensations sont bien revenues.

                                             

Les performances de ces karts électriques sont étonnantes. On est loin du temps où les véhicules électriques de ce type n’avaient qu’une faible autonomie et manquaient encore de puissance. Faire du karting, c’est une bonne école de conduite : on apprend à contrôler, à déraper, à piloter. C’est d’autant plus intéressant, voire utile, d’y goûter que désormais on peut essayer sur des machines qui ne polluent pas, avec des karts beaucoup moins bruyants, et tout aussi puissants et agréables à conduire.

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 15:10

 

Qu’il faille protéger l’environnement, chacun en est bien conscient : c’est même devenu un sujet d’actualité récurrent. Mais trop souvent, jusqu’à présent, les moyens adéquats n’ont pas été mis en face des objectifs fixés, au niveau européen en particulier : l’objectif visant à stopper l’érosion de la biodiversité en Europe dès 2010 ne sera pas atteint, on peut dresser un constat d’échec. Il faut s’appliquer désormais à mener une politique ambitieuse et réaliste pour lutter contre la diminution de biodiversité.



C’est tout le sens du rapport que j’ai présenté aujourd’hui en session plénière du Comité des Régions d’Europe, qui s’intitule « Un nouvel élan pour enrayer la diminution de la biodiversité ». Ce dossier était d’autant plus intéressant pour moi qu’il est complémentaire de ce que nous faisons en Auvergne, où nous nous sommes lancés dans un Plan biodiversité au niveau régional, et où nous venons d’adhérer au Compte à rebours 2010. Comme on le dit souvent, et je pense que la formule est toujours d’actualité, il faut penser global et agir local.


                           

Concernant l’érosion de la biodiversité, la situation est dramatique. Le rythme de déperdition à l’heure actuelle est mille fois supérieur à ce qu’il était lors d’autres périodes de l’histoire de la Terre, essentiellement du fait des activités humaines. La première grande mesure que j’ai proposée au Comité des Régions à travers ce rapport est de généraliser le principe d’éco-conditionnalité des aides, tel que nous le mettons en place en Auvergne. Il ne faut plus donner de subventions à des projets entraînant des pertes de biodiversité, tout simplement. Parmi les autres points clés de ce rapport, je suggère une gestion plus intensive, de la part des collectivités locales, des sites du réseau Natura 2000, la mise en place d’une trame cohérente de corridors écologiques assurant la connexion entre les sites Natura 2000 et les zones de nature vierge, la révision en profondeur d’une politique commune de la pêche et de la politique agricole commune, le développement d’une politique pour la forêt, et aussi la mise en place d’un Observatoire de la biodiversité à l’échelle européenne.



Mais parmi les éléments à ne surtout pas oublier, au niveau de l’Europe, il faut encourager les opérations de sensibilisation et de communication sur la biodiversité, que l’on pourra défendre efficacement à la seule condition que les populations connaissent mieux ces enjeux, et se les approprient. D’autant qu’il ne faut pas considérer la nécessité de préserver la biodiversité uniquement contre une contrainte, mais aussi comme une piste de développement économique : on peut pour cela activer des leviers d’encouragement fiscal, c’est aussi ce que j’ai proposé au Comité des Régions à travers ce projet d’avis passé en session plénière jeudi 18 juin. Il y a urgence à agir, et pour le faire efficacement, tous les échelons doivent mettre la main à la pâte, de l’Europe aux associations locales, en passant par les Régions.

 

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 16:44

L’actualité du week-end est riche : dimanche, les citoyens d’Europe se rendront aux urnes pour élire leurs représentants. Ce sera aussi la finale du tournoi de tennis de Roland-Garros. Mais déjà, tous les regards des Auvergnats sont tournés vers le grand rendez-vous qui attend l’ASM samedi soir au Stade de France. En souhaitant que cette 10e finale soit historique pour l’Auvergne et enfin synonyme de victoire, un seul mot d’ordre : Allez l’ASM ! Allez les Jaune et Bleu !

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 14:24

Depuis plusieurs semaines, Mr Wauquiez mène une campagne fanatiquement agressive contre la Région, accusée selon lui « d’abandonner » la Haute-Loire. Rappelons tout d’abord que depuis 2004, la Région a attribué 97 millions d’€ de subventions aux projets de la Haute-Loire. Un effort inédit qui a permis par exemple de soutenir l’abattoir de Polignac, le centre de tir de Beaulieu, la halle des sports du Chambon-sur-Lignon, etc..  97 millions d’€ de résultats concrets.

 

Mr Wauquiez lui, préfère les annonces, le genre d’annonces qui permet d’être présent sur le papier journal et compense ses absences sur le terrain. En septembre 2008, il a ainsi tonitrué, avec force cors et trompettes avoir arraché à son collègue Jean-Louis Borloo, la bagatelle de 150 millions d’€ pour terminer le contournement routier du Puy. (cliquez ici) Comme toute grande nouvelle, il fallait que cela se sache. Que cela soit martelé, rabâché, à outrance. On mobilisa la presse, le journal municipal, internet.

 

Mais les promesses de l’automne n’ont pas résisté aux réalités du printemps. Evanouis les 150 millions qui s’avèrent être un énorme mensonge. D’abord, le contournement du Puy coûte en fait 90 millions d’€ et non 150. Ensuite l’Etat, sur un domaine qui relève de son unique responsabilité, a décidé de mettre seulement 75% du financement là où la logique voudrait qu’il en assure 100% ! Pour les 25% restants, on fait la quête au Département, à la Région. Et si la Région refuse et rappelle que route nationale = financements nationaux, on pointe son doigt accusateur. Comment faire diversion en demandant aux autres d’assumer les promesses que l’on est incapable de tenir !

 

Pire, Mr Wauquiez réécrit l’histoire. Il n’aurait jamais dit avoir obtenu les fameux 150 millions d’€. Jamais écrit non plus. Sur son blog, ses proclamations victorieuses ont bizarrement disparues le 4 juin (cliquez ici). Dans un exercice de novlangue admirable, il fait sienne la devise orwelienne du livre 1984. Tel Big Brother et son Miniver (Ministère de la Vérité) il travestit la réalité pour qu’elle soit conforme à ses intérêts.

 

François Mitterrand disait souvent que « la politique, c’est un peu de magie, mais surtout des faits ». Notre Merlin altiligérien aime à ensorceler à coup de promesses, à mystifier. Mais les faits ont la vie dure. Il faut les affronter. Non les fuir. Le Ministre-Maire a menti sur ses exploits. Aujourd’hui il en est réduit à triturer la vérité. Ce n’est pas faire œuvre de grande politique. Ce n’est pas servir l’intérêt général.

 

Pour la Région, les choses sont claires : routes nationales = Etat. Si ce dernier, après les mensonges, quémande à présent une subvention régionale pour le contournement du Puy, cela ne pourra se faire que par redéploiement de crédits existants. Gouverner, c’est choisir. La Région, comme un ménage, ne peut dépenser plus que ce qu’elle a. Elle avait prévu environ 7 millions d’€ pour la réhabilitation de la Chaise Dieu, de l’Hôtel Dieu et des opérations urbaines de la cité ponote. Si les élus de Haute-Loire jugent que la situation de la RN 88 ou de la RN 102 est plus importante que ces trois dossiers, à eux de choisir.

 


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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 11:09

Alors que les producteurs de lait traversent une crise sans précédent, je tiens à leur exprimer ma pleine solidarité. Cette crise menace particulièrement la production laitière de montagne et intervient dans un contexte de libéralisation des politiques agricoles initiée au niveau européen depuis 2003 et acceptée et mise en œuvre par le gouvernement français ces dernières années avec notamment la suppression progressive des quotas laitiers, suppression entraînant la possibilité d’une hausse inconsidérée de la production, sans rapport avec la demande, et qui est particulièrement pénalisante pour la production laitière de montagne.


Au mois d’octobre 2008, j’avais adressé un courrier à tous les agriculteurs d’Auvergne dans lequel je soulignais déjà la nécessité de ne pas livrer l’agriculture et l’alimentation aux seuls aléas du marché et de la spéculation et de maintenir des politiques de soutien pour atteindre un équilibre juste entre rémunération par le marché et régulation publique. Cet équilibre a toujours animé les politiques agricoles menées par la gauche depuis la création de l’Office du Blé par Léon Blum et le gouvernement du Front Populaire en 1936 en passant par l’instauration des quotas laitiers en 1984 alors que j’étais Secrétaire d’Etat à l’Agriculture et la Forêt.

 

Aujourd’hui, il est encore temps de revenir sur cette libéralisation inconsidérée dans le cadre d’une réponse européenne. L’Auvergne, 3ème région de production laitière de l’hexagone (6.000 producteurs touchés), attend du gouvernement français qu’il renonce à la suppression des quotas laitiers et qu’il agisse pour une vrai revalorisation du prix du lait de montagne. Dans le bilan de santé de la PAC, une aide de 40 millions d’€ est prévue, soit environ 2 cents/litre. Pour les producteurs, c’est ridicule au regard de la baisse du prix du lait, payé 21 cents/litre aujourd’hui  contre 35 cents/litre environ en 2008 !

 

Plus globalement, à travers les propositions de maintien d’une PAC régulatrice et d’une réorientation des aides sur le principe de la régionalisation, propositions que j’ai formulées auprès de Michel Barnier en septembre 2008 au nom des 22 Régions de France comme Président de la Commission agricole de l’ARF, une meilleure prise en compte des caractéristiques des territoires dans la définition des politiques agricoles est plus que jamais d’actualité avec, au premier chef, la renaissance d’une véritable politique agricole de la montagne.

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