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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 11:04


Je viens d’être chargé par le Comité des Régions d’Europe où je représente les régions françaises, de la rédaction d’un avis sur la politique européenne en faveur de la biodiversité, j’ai accepté ce travail car il me paraît pouvoir enrichir la vie auvergnate de la préservation de la biodiversité.

J’ai en effet, demandé à Lionel Roucan, Vice-Président chargé de l’environnement, de travailler à l’élaboration d’un plan biodiversité pour la région Auvergne.

Ce plan sera soumis à l’assemblée à l’automne.





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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 10:59

Lorsque je me suis engagé en politique c’était pour œuvrer au développement de mon pays et faire en sorte que par mon action, mes concitoyens gagnent (un peu…) de bonheur.


A ce titre, j’ai toujours privilégié le fond des dossiers à la forme et j’ai toujours eu horreur de la politique au ras du caniveau. Ce degré 0 de la politique, l’UMP, baptisée UPA au Conseil régional, nous en donne régulièrement des exemples qui m’attristent.

Vendredi 18 janvier, Madame Courtillé, conseillère régionale, ancienne tête de liste aux municipales de Clermont-Ferrand, d’après le journal La Montagne du dimanche 25 janvier, ne cachait pas sa satisfaction sur Clermont 1ère, de voir que Mrs Hortefeux et Marleix n’avaient pas obtenu le rétablissement pour l’Auvergne de la dotation de péréquation, soit 12 millions d’euros !


Qu’une conseillère régionale se réjouisse d’une perte de recette de la région me paraît très grave : c’est la démonstration que l’intérêt des auvergnats ne la préoccupe pas et que seule la reconquête du pouvoir régional l’intéresse.

Dans le même temps, elle et ses amis de l’UPA s’élèvent contre l’augmentation du coût de la carte grise ou plus globalement de la fiscalité. Or l’augmentation du coût de la carte grise permettra seulement de compenser la perte de la péréquation soit 12 millions d’euros !


Autrement dit, si les ministres auvergnats avaient tenu leurs engagements qui consistaient à rendre à nouveau l’Auvergne éligible à la dotation de péréquation, il aurait été parfaitement inutile de voter cette augmentation de la fiscalité, ce que j’avais d’ailleurs clairement annoncé.


Autre exemple du degré 0 de la politique lorsque Mr Hortefeux propose de diminuer les indemnités d’élus (conformes à la loi) lui qui perçoit la sienne malgré le record qu’il détient (sans risque d’être rejoint), des absences au Conseil régional.


Cela pose d’ailleurs le problème majeur du cumul des responsabilités. Pour ma part j’ai fait le choix de me consacrer à 100 % au Conseil régional et d’abandonner tous mes autres mandats. C’est pour moi une question de respect des citoyennes et citoyens qui m’ont confié la responsabilité que j’exerce.

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 10:33

Lundi 19 janvier, en salle d'assemblée du centre Delille, René Souchon a présenté ses voeux devant la presse régionale :

Mesdames, Messieurs,


J’adresse au nom de tout l’exécutif du Conseil régional à toutes et à tous des vœux de santé et de bonheur pour vous et vos proches en 2009.

Je vous souhaite une année riche en évènements positifs et constructifs pour la région et l’actualité régionale que vous aurez à cœur de relater et de commenter dans l’exercice de votre métier.


En ce début d’année et, malgré la perspective des élections européennes qui se tiendront en juin prochain, c’est la crise dont nous ignorons encore la portée qui marque les esprits, intrigue les familles, l’opinion et les décideurs.


Je voudrais à ce stade, faire des remarques de fond, cette crise n’est pas comme les autres, ce n’est même pas une crise identique dans ses fondements à celle de 1929.

Notre conviction est que c’est une crise du système libéral et des excès du capitalisme.

C’est une crise d’abord financière qui est née de la volonté de faire croître les profits du capital sans aucun rapport avec l’économie réelle, elle s’est prolongée par une crise économique qui, elle-même, débouche sur une crise sociale majeure.

 

Plus rien ne sera comme avant.

 

Cette crise du système oblige à construire une gouvernance mondiale et en particulier à mettre en place des outils de régulation économique.

La seule vision de l’organisation mondiale du commerce est aujourd’hui beaucoup trop réductrice.

Construire une gouvernance mondiale prendra beaucoup de temps.

 

Nationaliser les banques est revenu à la mode, ce qui veut dire que les idées de gauche sont en train de démontrer leur pertinence et de démontrer que le marché est dans l’incapacité de tout régler.


L’un des enjeux aujourd’hui - pour nous, nos partis de gauche - est de convaincre de cette nécessité, l’ensemble de nos concitoyens par une action militante soutenue.

 

La période peut être propice car cette crise du système révèle des excès : la recherche du profit à tout prix s’est faite au détriment d’une rémunération juste et équilibrée du travail.

Elle s’est faite au détriment de l’équilibre écologique de la planète.

La prise de conscience de ces excès est en ce début d’année 2009, la lueur d’espoir qui pointe à l’horizon.

Nous avons collectivement, au nom de la recherche du profit, généré un mode qui s’autodétruit.

Destruction de la planète, accroissement des inégalités entre les hommes et les territoires, qui fait le lit des extrémismes etc.

 

Bref, la dimension humaine du progrès a été perdue de vue, la crise sociale, générée ou accentuée par la crise financière et économique, doit faire remonter en première ligne les valeurs humanistes et le désir de bonheur de nos concitoyens.

La crise sera donc, à mon avis, très longue, mais je formule l’espoir qu’elle soit fondatrice d’une nouvelle organisation du monde et de notre société.

 

Dans ce contexte, l’exécutif régional est plus que jamais recentré sur ce qui fonde notre action et sur les 82 engagements issus des assises territoriales.

 

D’abord, par ce qu’il faut tenir les engagements, ensuite parce que ces engagements sont fondés sur une nouvelle vision de l’Auvergne, sur la volonté de favoriser le développement de tous les territoires, de rendre les Auvergnats à travers notre action plus fiers de leur région et plus heureux d’y vivre.


Notre majorité n’a jamais perdu de vue l’essentiel.

Le progrès humain, la solidarité sont les fils rouges de notre action, on retrouve donc cela dans nos priorités 2009.

 

I- Priorité à l’éducation et à la formation des jeunes et des demandeurs d’emploi, c’est ce qui justifie l’effort en direction des lycées, en particulier. Si le gouvernement confirme le remboursement anticipé de la TVA, je proposerais d’attribuer l’essentiel des 14 millions d’euros supplémentaires aux travaux dans les lycées de façon à donner un coup de pouce aussi au secteur du bâtiment.

 

II- Concernant l’économie et l’emploi : nous sommes aux aguets, en vigilance permanente pour améliorer et adapter nos dispositifs :

-         une cellule de veille a été mise en place, nous y associons tous les groupes politiques et nous allons auditionner tous les partenaires pour préparer la session extraordinaire du Conseil régional qui aura lieu le 2 mars, elle sera consacrée à l’économie et à l’emploi.

 

D’ores et déjà, j’attire votre attention sur l’effort fait en faveur de l’innovation, de la recherche et pour les entreprises en faveur de leur accès au crédit.

Nous allons proposer un nouveau dispositif en partenariat avec Oséo pour garantir les pistes de trésorerie.

Le maître mot pour nous est celui de réactivité, avec la préoccupation de maintenir l’activité de nos entreprises et donc l’emploi, notamment, là où nous avons un effet de levier, j’ai cité le bâtiment et les travaux publics, n’oublions pas le tourisme, 2009 verra la mise en œuvre opérationnelle du concept « Nattitude » qui devrait pouvoir doper les investissements privés dans ce secteur.

 

III– Les transports et la mobilité des Auvergnats constitue le 3ème grand axe prioritaire.

Chacun a à l’esprit notre effort en faveur du train, TER et TGV .

Nous avons réussi à générer un plan rail, les études sur le TGV avancent et le 5 février, la Région va recevoir, pour la deuxième fois, un prix national pour son action de communication en faveur de l’arrivée du TGV en Auvergne.

En 2009, par-delà la mise en œuvre du plan spécial rail et la poursuite du lobbying sur le TGV, nous allons engager un gros chantier sur la mobilité des auvergnats.

Nous allons le faire en restant fidèle à notre méthode, dialogue, concertation avec la population et avec les collectivités territoriales. Nous irons donc au devant des Auvergnats selon des modalités qui vous seront précisées un peu plus tard.

 

Tout ce que nous pouvons faire, pour favoriser le transport collectif va  dans le sens du développement durable, allège la charge financière des usagers, c’est donc un dossier fondamental, trop longtemps délaissé.

 

J’ajouterai à ces trois secteurs prioritaires, des dossiers transversaux :

        -         lancement du plan biodiversité ;

-         plan d’économie d’énergie dans les lycées, dans l’agriculture,

-        désenclavement numérique de l’Auvergne à travers l’entrée en phase opérationnelle du schéma du très haut-débit,

-         les innovations en faveur de la jeunesse et de la culture

 

Bien entendu, tout cela, par-delà la crise générale devra être réalisé dans le cadre budgétaire réduit que vous connaissez, néanmoins, je considère que la Région  Auvergne ne peut rester à l’écart de la dotation de péréquation destinée aux Régions les moins riches. Que Midi Pyrénées, Languedoc-Roussillon, ou Aquitaine bénéficient du dispositif alors que l’Auvergne est exclue constitue une injustice et une aberration.

 

Je regrette que les Ministres Auvergnats n’aient pas tenu leurs engagements médiatiques et j’entreprends dès cette semaine, une intense action de lobbying auprès des membres du Comité des Finances locales pour faire évoluer le dispositif de façon à en faire bénéficier l’Auvergne.

 

A toutes et à tous, je renouvelle mes vœux de santé, de bonheur pour cette année 2009.

 

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 15:02

Je me suis rendu avec mon collègue Jean-Michel Guerre, vice-président de la région et président de la Communauté d’agglomération Vichy Val d’Allier  ce jeudi 15 janvier 2009 au CREPS de Vichy pour rencontrer le personnel du centre sportif.

 

En effet, la situation du CREPS est incertaine depuis le 16 décembre dernier, date du comité technique paritaire au Ministère de la Jeunesse et des Sports où un plan de réforme a été annoncé

Certains CREPS vont être fermés, d’autres seront restructurés, d’autres  sont en cours d’évaluation jusqu’en mars 2009.

 

C’est le cas, notamment du CREPS de Vichy. Cet établissement, unique dans la Région, accueille cinq pôles espoirs réunissant 75 athlètes et reçoit chaque année près de 1 000 sportifs stagiaires, sans compter toutes les actions de formation conduites en direction du mouvement sportif dans son ensemble et des associations de jeunesse et d’éducation populaire.

 

A l’occasion de cette rencontre, les personnels  nous ont signifié leur incompréhension quant à la décision prise par le Ministère. En effet, à ce jour, personne ne sait sur quels critères les décisions de maintien ou de fermeture des 24 CREPS ont été prises. Ils s’interrogent d’autant plus que le CREPS Vichy Auvergne a des résultats positifs, une qualité reconnue avec la certification ISO 9001 du Centre sportif et un budget excédentaire.

Une excellence attestée au niveau même de l’Etat puisque, après avoir répondu à un marché national, le CREPS a remporté la formation sportive des personnels pénitentiaires.

 

Au nom du Conseil régional d’Auvergne et de la Communauté d’agglomération Vichy Val d’Allier, nous demandons :

 

-         le maintien du CREPS de Vichy Auvergne, outil de formation reconnu et  indispensable en terme d’aménagement du territoire pour le Centre de la France.

-         le maintien du caractère national de cet établissement, rattaché au Ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative. En aucun cas, les collectivités  territoriales ne sauraient, une fois de plus, assumer un transfert de la part de l’Etat et ainsi prendre en charge cet outil de formation.

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 14:12

Permettez-moi tout d’abord d’adresser à chacun, au nom du Conseil régional d’Auvergne, des vœux de bonheur, de santé et de réussite.

 

Le contexte économique mondial n’est pas à la réjouissance en ce début d’année et nous nous interrogeons tous sur les transformations du monde dans lequel nous vivons. Le mot de crise est dans toutes les bouches, sur tous les écrans. Il désigne d’abord la débâcle financière d’un enthousiasme libéral qu’on avait tenté de nous vendre comme indépassable, c’est-à-dire obligatoire et positif. Mais cette crise là prépare une crise économique et sociale qui touche tout le monde : nations, régions, territoires et surtout, familles. Elle révèle aussi une crise morale, une crise des modèles, des repères.

 

Dans cette tourmente où les emplois deviennent de plus en plus précaires et le pouvoir d’achat fragile, nous ressentons tous le besoin d’une solidarité collective pour faire face aux coups.


Au cours des vingt dernières années, on a tellement laissé de place à la réussite individuelle, à la consommation permanente (y compris le dimanche !), à la compétition généralisée, que les questions de solidarité ne vont plus de soi ; on les retrouve aujourd’hui, plus actuelles que jamais.


Prenons l’exemple de l’Auvergne, elle est dynamique, volontaire, nous travaillons quotidiennement à imaginer des solutions pour faire exister les projets des différents territoires, nous achetons des nouveaux TER pour développer l’usage du train, nous aurons, avec l’aide des départements, couvert la totalité de l’Auvergne en haut débit numérique en mars prochain. Tous nos lycées sont progressivement rénovés et équipés d’espaces numériques de travail et à la rentrée 2009 le nouveau lycée spécialisé dans les métiers du bâtiment verra le jour à Riom.  Nous créons de nouvelles méthodes de formation pour mieux armer les salariés… bref, nous préparons l’avenir. Mais pour préparer son avenir, l’Auvergne a aussi besoin de la solidarité du pays, elle ne peut, avec ses seuls moyens tout régler.

 

La question du TGV vient immédiatement à l’esprit. Nous avons initié une pétition au printemps dernier qui a recueilli quelques 86 000 signatures et dont le seul but était de dire à Paris : il faut le TGV en Auvergne ! Or un seul kilomètre de ligne à grande vitesse coûte de 15 à 20 millions d’euros, donc sans solidarité nationale cette infrastructure n’est pas réalisable.


Je me rappelle les réunions des Assises territoriales en 2004 où les Auvergnats nous demandaient de privilégier un modèle de développement original, performant et respectueux des personnes, où la notion de qualité ne s’opposerait pas au développement mais, au contraire, le porterait.


Nous avons marqué des points en quatre ans et demi et la Région est fière d’avoir impulsé le mouvement dans des domaines aussi essentiels que l’éducation, la formation, le tourisme - Vulcania va bien maintenant - et les transports.

 

 

Beaucoup de progrès en faveur du développement durable, une exemplarité nationale sur les questions du numérique, au final, une image de l’Auvergne qui a changé, nos visiteurs le disent et surtout, c’est vous qui le dites.

 

Je forme le vœu d’une année constructive, sans polémiques inutiles, concentrée vers une réussite à long terme où chacun prendra ses responsabilités pour affirmer notre Auvergne qui progresse, au bénéfice de tous ses habitants et de tous ses territoires.


Très bonne et heureuse année !

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 10:04

Que ce soit pour travailler, pour étudier, ou pour s’aérer, la mobilité est devenue une composante essentielle de notre vie quotidienne. Plus qu’un besoin, c’est un droit. Depuis 2004, avec les élus de gauche de la majorité, la Région travaille pour améliorer ce qui relève de sa responsabilité, c’est-à-dire le service rendu aux 16.000 usagers quotidien du TER Auvergne.

 

Ainsi, en 2009, la Région consacrera 100 millions d’€ pour faire circuler les TER sur le réseau régional et ce service augmente. Ainsi, pour répondre à la demande croissante sur la liaison  Moulins – Gannat – Riom – Clermont – Issoire – Brioude, 5 trains TER supplémentaires circulent aux heures de pointe (matin et soir) depuis août 2008, grâce à un financement supplémentaire de l’assemblée régionale d’1 million d’€.

 

De plus, nous voulons offrir aux usagers des conditions nouvelles de confort. 14 trains neufs (AGC achetés par la Région) ont été mis en circulation depuis 2004, 12 doivent suivre cette année, et 8 trains RRR ont été modernisés grâce à un investissement régional de près de 108 millions d’€ ! 

 

Enfin, la Région a mis en place une politique de tarifs sociaux (Billet U, solidarité, etc..) qui assure à près de 10.000 usagers des réductions significatives : 180 € d’économies en moyenne par an pour un abonnement étudiant par exemple !

 

La mobilité tient à cœur la majorité régionale que je préside. C’est aussi le fondement de la campagne lancée par l’Association des Régions de France « Ma région, c’est mon train ! » et ce, pour mieux faire connaître l’utilité des Régions aujourd’hui menacées, et pourtant ô combien indispensables à l’investissement public et au développement des territoires.

 

Les Régions sont d’ailleurs tellement indispensables qu’elles pallient aujourd’hui, un très grand nombre de carences et de désengagements de l’Etat.

 

Toujours concernant le train par exemple, alors que la Région achète des trains pouvant rouler jusqu’à 160km/h, à cause du non entretien des voies ferrés par les propriétaires (RFF et l’Etat), sur de nombreuses lignes, les TER Auvergne roulent à 60, 50, voire 40 ou 30 km/h !

 

Et parce que cette situation était inacceptable, et quand bien même cela ne relevait pas des domaines d’interventions obligatoires de la Région, l’Auvergne a décidé :

 

- d’une part de mener un fort lobbying pour arracher des crédits supplémentaires à RFF et à l’Etat et les mettre devant leurs responsabilités face à une situation de vétusté des voies devenue inacceptable, 
 

- d’autre part de subventionner RFF et l’Etat pour accélérer la mise à niveau du réseau. Le contribuable local va voler au secours de la solidarité nationale (qui aurait du normalement jouer) pour éviter des fermetures pures et simples à très court terme de nombreuses lignes !

 

Ainsi, dans le cadre du Contrat passé entre la Région et l’Etat en 2007 (CPER 2007 – 2013), l’Auvergne s’était engagée à consacrer 47,6 millions d’€ pour faire des travaux sur les lignes Clermont - Paris, Clermont - Lyon, Clermont - Le Puy et Clermont -Aurillac (total de 196,5 millions d’€ de travaux, tous partenaires confondus, pour le rail). Certains travaux ont d’ailleurs commencé cet été entre Clermont et Aurillac par exemple, d’autres sont en cours entre Montluçon et Vierzon.

 

Parce que ces 196,5 millions d’€ n’étaient pas encore suffisants, avec les élus de gauche du conseil régional, j’ai demandé et obtenu de l’Etat et RFF une rallonge : de 2009 et jusqu’en 2013, 213 millions (dont 60 millions de la Région) vont s’ajouter à cet effort.

 

Au total, entre 2007 et 2013, 409,5 millions d’€ seront consacrés pour rénover les voies ferrés d’Auvergne (voir carte) et assurer aux usagers des déplacements quotidiens confortables.

La Région contribue pour plus d’un quart, soit 107,6 millions d’€, à cet effort.  
Grâce à ce « PLAN RAIL », notre Région mène une politique de grands travaux pour soutenir l’emploi dans le secteur des travaux publics et met tous les atouts de son côté pour assurer à ses territoires, à ses habitants, des perspectives de développement grâce à la concrétisation d’une mobilité durable.

 

Plus que jamais, ma Région, c’est mon train !  

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 12:20

L'Agence Régionale de Développement du Territoire Auvergnat (ARDTA) vient de mettre en place un dispositif unique en France : les résidences d'entrepreneurs.

Toujours soucieuce d'offrir le meilleur accompagnement possible aux porteurs de projets qui souhaiteraient s'installer en Auvergne, l'ARDTA a développé ce concept exclusif de résidences.

Découvrez le site internet des résidenceurs : htpp://lesresidenceurs.com





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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 17:09

   

 

 


 













Ce lundi 15 décembre, en salle d'assemblée du Conseil régional d'Auvergne, René Souchon, Président,  et Arlette Arnaud-Landau, Vice-Présidente en charge de l'apprentissage et de la formation tout au long de la vie, ont été ravis de remettre un prix aux jeunes filles auvergnates effectuant un apprentissage.


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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 13:10

C’est avec beaucoup de tristesse et d’amertume que j’ai appris le départ de Jean-Hugues Bourgeois, jeune agriculteur bio de 28 ans qui était venu s’installer il y a deux ans dans le Puy-de-Dôme.

 

Les menaces et les actes criminels dont il a été la victime pendant ces longs mois sont totalement révoltants et je ne peux qu’exprimer encore ma solidarité face au courage dont il a fait preuve.

 

C’est une affaire d’autant plus emblématique qu’elle porte un coup très rude à l’image de notre région. Ces pratiques arriérées et obscurantistes doivent plus que jamais cesser et j’espère que la justice passera dans les meilleurs délais : pour Jean-Hugues Bourgeois, pour sa famille, pour tous ceux qui l’ont soutenu et tous ceux qui défendent un vivre ensemble empreint de valeurs humanistes. 

 

Sur le terrain, les élus locaux, les entrepreneurs, les citoyens épris de changement et de modernité ne ménagent ni leur temps ni leurs efforts pour faire bouger nos territoires et surtout pour y maintenir ou y accueillir de la vie, des nouvelles populations. La démographie peut être le cancer de l’Auvergne dans quelques années. Depuis 2004, la Région mène des politiques pour renverser la tendance, développer les services publics, les activités, renouveler l’image de nos territoires et prouver que l’innovation et la modernité ne sont pas réservés aux grandes agglomérations mais peuvent s’épanouir dans des territoires préservés.

 

Je souhaite bonne chance à Jean-Hugues Bourgeois et à sa famille dans leur nouvelle vie. Cela ne peut que nous inciter à redoubler d’efforts pour remettre sur le métier encore et encore l’Auvergne accueillante et solidaire que nous souhaitons.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 15:05

Le Ministre Hortefeux devrait peut-être balayer devant sa porte avant de donner des leçons et critiquer ce qu’il ne connaît pas, et pour cause, puisqu’il reste en général une heure aux séances du conseil régional.

 

Depuis plusieurs mois, alors que l’élevage ovin, notamment en Auvergne, traverse de grandes difficultés qui sont avant tout structurelles et fondées sur l’attribution injuste et inéquitable des aides de la Politique Agricole Commune (56 % des aides vont à 20 % des exploitations en France et en Auvergne, près d’un tiers des exploitations reçoivent moins de 5000 € d’aides), l’UMP locale - dont la voix est relayée sans relâche par le zèle de la FNSEA (syndicat majoritaire agricole) - demande sans cesse à la Région d’intervenir sur un sujet qui ne relève pas de sa responsabilité.

 

La politique agricole, comme chacun le sait, relève avant tout de l’Europe (9 milliards d’€), et pour la France de l’Etat (5milliards d’€). Ce n’est pas une compétence spécifique des Régions. Cependant, bien que le gouvernement ne cesse de diminuer nos moyens (plafonnement de nos recettes, perte de la péréquation, etc..), le budget du Conseil régional à l’agriculture s’élevait en 2008 à 10,9 millions d’€.

  

 

Avec la majorité de gauche au conseil régional, nous faisons beaucoup parce qu’une agriculture en bonne santé, c’est une campagne qui reste en vie ! Mais faire beaucoup ne veut pas dire se substituer systématiquement à un État défaillant qui veut tout régenter sans payer : le budget de la Nation pour l’agriculture à diminué de 96 millions d’€ en 2008 (9 fois notre effort pour l’agriculture auvergnate) sans que cela n’émeuve aucun élu de l’UMP ni de la FNSEA.

 

  

 

 S’agissant de la crise ovine, chacun le sait, cette filière a été durement touchée par l’épizootie de la « fièvre catharrale ». Faciliter la vaccination des animaux pour prévenir de telles catastrophes et favoriser le retour à la normale (aide à la reconstitution de cheptels) est du ressort de la solidarité nationale. Or, le gouvernement a tergiversé, mal anticipé, bref, il a une fois de plus failli à ses responsabilités comme le note la commission des Finances du Sénat dans un rapport qui pointe une « mauvaise appréciation des besoins » de la filière et une « sous-budgétisation récurrente » pour faire face à cette crise majeure ! rapport à télécharger 

 

Aujourd’hui, alors que Michel Barnier annonçait la semaine dernière un plan de soutien de 250 millions d’€ pour l’agriculture, il apparaît que ce plan inclut et mélange dans les crédits nationaux les aides de l’Europe, des banques, de la MSA. Ce plan recycle des aides déjà promises précédemment et consacre à l’élevage ovin une portion congrue :

- 50 millions d’€, soit 800 € par exploitation alors que de nombreux agriculteurs ovins vivent déjà en dessous du seuil de pauvreté et que cette aide ne sera effective que si et seulement si l’Europe donne son feu vert.

 

Les syndicats agricoles ne s’y sont d’ailleurs pas trompés puisque la Confédération Paysanne ou le MODEF parlent de «miettes aux agriculteurs» après le «festin donné aux banquiers» et le plan d’aide de 360 milliards d’€ !

 

Le paradoxe, c’est que tout en saluant un « effort exceptionnel » de la part de l’Etat, la droite, dans un exercice de novlangue qu’elle affectionne particulièrement, demande un complément de la Région. Mais si l’effort du gouvernement était réellement si exceptionnel, il n’aurait pas besoin d’être complété ! En outre, c’est oublier que la Région s’engage déjà pour l’agriculture et l’élevage ovin en particulier avec l’adoption prochaine d’une « charte ovine régionale » !

 

Enfin, avec mes collègues Présidents de Région nous portons une proposition innovante de régionalisation et de territorialisation de la PAC afin qu’à l’instar de l’Allemagne ou de l’Italie, les aides collent mieux à la réalité des besoins des territoires et des filières et qu’elles soient rééquilibrées entre des secteurs très largement favorisés comme les céréaliers et des secteurs délaissés comme les filières de montagne ou l’agriculture bio ! Cette proposition de régionalisation, le collègue de Brice Hortefeux, Michel Barnier, n’en veut pas, et après l’UMP demande aux Régions de toujours faire plus ! Vive l’incohérence !

 

Dans nos domaines de compétence, notre travail porte ses fruits et a des résultats. Monsieur Hortefeux devrait peut-être s’en inspirer, lui dont le travail à l’Immigration apparaît assez approximatif ces dernières semaines : sa tentative d’exclure l’association d’aide aux sans-papiers, la CIMADE, des centres de détention a été retoquée par le Tribunal administratif de Paris, et aujourd’hui, c’est le Conseil de l’Europe qui condamne officiellement sa politique du chiffre en matière d’arrestation de sans-papiers. rapport à télécharger 

 

Le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, note que les forces de l'ordre françaises procèdent à "de plus en plus d'interpellations avec des méthodes parfois contestables", s'alarme des arrestations qui ont eu lieu dans l'enceinte même d'écoles et de préfectures (des lieux qui, relève-t-il, "devraient être des lieux protégés où aucun étranger ne devrait pouvoir être interpellé") et pointe le caractère « arbitraire du processus de régularisation » des sans-papiers.

 

Encore un petit effort de rigueur Mr Hortefeux. Vous ne servez déjà pas l’image de la France en tant que patrie des Droits de l’Homme, ce n’est pas servir l’Auvergne que d’adopter sur des sujets aussi complexes que l’agriculture des postures incohérentes et démagogiques pour mieux masquer le brouhaha de vos ambitions !

 

 

 

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