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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 10:47
J’ai été immergé toute la journée dans les nouvelles technologies et les services au public.

J’ai commencé mon séjour parisien par une interview destinée aux personnels et aux usagers de la Poste ; c’est le prolongement d’une étude réalisée à Aurillac sur la mutation de l’établissement et les nouveaux services au public.
Il est vrai que, si le virage a été tardif, il est aujourd’hui rapide !
La Poste qui est l’un des services publics préférés des Français peut et doit, grâce à son implantation territoriale, être le support de nouveaux services. A ce titre, j’ai signé avec le Directeur de l’Etablissement une convention pour expérimenter en Auvergne ces nouveaux services.
Nous aurons une première expérimentation d’optimisation de la « tournée de l’épicier » dans le département du Cantal en avril 2006.

Dans l’après-midi de ce mercredi, j’avais rendez-vous avec l’ancien Préfet de la Région Auvergne, Monsieur Leblond, aujourd’hui président de la Confédération Française pour l’Habitat, l’Urbanisme, l’Aménagement du Territoire et l’Environnement. Nous avons travaillé avec un ingénieur durant deux heures sur les possibilités des courants porteurs en ligne, avec application à la gestion à distance de la maintenance dans les logements sociaux.
Le courant porteur en ligne est peu connu du grand public. Il permet de faire passer Internet par le réseau électrique et offre des possibilités de développement considérables.
Dès le mois de janvier, nous étudierons des possibilités de mise en œuvre à Aurillac ; tout sera, bien sûr, question de prix !
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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 10:40
 Il faut réagir et vite !

Il y a 3 ans, j’avais fait une conférence de presse pour expliquer que, demain, le danger pour nos producteurs de viande bovine proviendrait du MERCOSUR (marché commun en Amérique Latine).
J’attirais l’attention des Cantaliens sur la nécessité de se placer  sur des créneaux de qualité.
 
Si j’évoque ce sujet aujourd’hui, c’est que je viens de recevoir un courrier, comme tous les élus, en provenance de la FDSEA, attirant mon attention sur les conséquences de la négociation à l’OMC de cette mi-décembre.
Il y est noté les conséquences considérables, pour l’élevage viande Massif-Central, de l’augmentation des importations bovines en provenance du Brésil et de l’Argentine et à un degré moindre de l’Uruguay. L’analyse de ce syndicat est exacte, mais il se fait de grandes illusions sur la possibilité de maintenir l’agriculture hors OMC ! Ce qui est demandé c’est ni plus ni moins que des mesures protectionnistes soient prises à l’heure du libéralisme triomphant !
Lorsque l’enjeu est la vente d’Airbus ou de services de l’eau ou de l’assainissement à ces Pays, contre l’autorisation d’exporter librement ou presque de la viande, la cause est entendue !
Je suis convaincu que la négociation de cette semaine échouera. Toutefois, elle reprendra assez vite pour déboucher durant l’année 2006 ; quand bien même ce serait plus tard, le résultat sera le même.

Les organisations syndicales majoritaires dans l’agriculture, FNSEA, Jeunes Agriculteurs, n’ont pas compris les évolutions du monde quand il en était temps. Aujourd’hui, il est déjà trop tard.

La Loi d’Orientation Agricole, en discussion au Parlement, consacre avec la bénédiction syndicale la banalisation de l’agriculture et son entrée dans le marché concurrentiel. Les agriculteurs votent massivement à droite, à 80 % environ selon les études réalisées par les Instituts de sondage ; les dirigeants de la FNSEA ont partie liée avec la droite depuis des décennies.
Christian Jabob, que j’ai connu Président du CNJA, est aujourd’hui Ministre de la Fonction Publique.
Luc Guyau, ancien Président de la FNSEA, aujourd’hui Président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture, a conseillé Chirac pendant les élections présidentielles et doit vraisemblablement continuer à le faire.
Hier, c’était François Guillaume, qui passait de la Présidence de la FNSEA au Ministère de l’Agriculture, etc…

Bref, il y a des décennies que les agriculteurs votent pour les tenants du libéralisme et ils découvrent aujourd’hui que le libéralisme va conduire nombre d’entre eux à leur perte.


Il ne sert plus à rien de demander une protection illusoire. Il faut simplement dire aux agriculteurs ce qui les attend et les aider à adapter leurs productions ; ceux qui sont sur des marchés de viande de grande qualité n’ont rien à craindre des importations en provenance des pays d’Amérique Latine ; mais, combien sont-ils à produire, par exemple, de la viande Salers Label Rouge ? Une poignée ! Puisque la demande est bien supérieure à la production.

Par-delà ces niches de qualité, la diversification de l’activité agricole pour répondre à des attentes de la société, est une urgence. Il y a 25 ans que je répète la même chose ; cela m’a valu beaucoup de quolibets !
Aujourd’hui, peut-être cela sera-t-il plus entendu ?

En Europe, et en France tout particulièrement, l’agriculture est indispensable, par-delà la production, au maintien de l’environnement et d’espaces ruraux de qualité. C’est ce que l’on a appelé en France la « multi fonctionnalité ». Lors de mon dernier passage en Argentine et au Brésil, je n’ai cessé de répéter à mes interlocuteurs combien la multi fonctionnalité était un élément fondamental pour les agriculteurs européens, indiquant qu’ils n’y renonceraient jamais.
Mais là encore, nous ne devons pas vivre sur nos certitudes : la multi fonctionnalité est essentielle pour les Français ; c’est un concept totalement étranger à la culture des principaux pays producteurs de produits agricoles dans le monde !


NB : la production la plus menacée par l’abaissement des droits de douane et la croissance des exportations vers l’Europe sera celle du porc en provenance du Brésil.
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6 décembre 2005 2 06 /12 /décembre /2005 15:23
L’argent est de plus en plus rare. Les collectivités voient toutes se profiler des difficultés insurmontables à l’horizon, notamment avec la diminution des recettes en provenance de l’Etat.
Pour autant, il faut s’interroger pour savoir si l’argent public est toujours bien dépensé, tant par l’Etat que par les collectivités.
Il existe à mon avis deux secteurs où la tendance est de donner… des subventions à des personnes ou à des entreprises qui n’en ont nul besoin.
Pour ne fâcher personne (j’espère !), je prendrai deux exemples, l’un au niveau de l’Etat et de l’Europe, l’autre au niveau du Conseil Général du Cantal.
Selon la Confédération Paysanne, un élu du centre de la France exploiterait une ferme de 739 hectares en grande culture et à ce titre, il percevrait 300 000 €uros de subvention par an !
Le Conseil Général du Cantal, dans la réunion de sa Commission Permanente du 25 novembre, a accordé 7 500 €uros de subvention au titre de l’aide à la « transmission reprise d’entreprises commerciale et artisanale » au repreneur d’un fonds de commerce racheté pour 479 500 €. C’est bien sûr une aide plus modeste ; toutefois, quand on est capable de dépenser une telle somme, l’aide publique n’est pas un élément déclenchant ; en fait, elle n’a aucun effet, et, donc elle est totalement inutile pour l’économie départementale.
C’est ce qu’on appelle un effet d’aubaine.
Les interventions des collectivités en matière d’agriculture, de commerce et d’artisanat, qui ne sont d’aucun effet, sont malheureusement courantes. Pourquoi donc ces collectivités gaspillent-elles ainsi leur argent ? Pour se concilier les bonnes grâces d’électeurs supposés ?
Dans l’agriculture qui détient le record en matière d’aides qui ne sont que des effets d’aubaine, 80 % des aides de l’Etat et de l’Europe arrosent les 30 % d’agriculteurs les plus riches, en général, spécialisés dans les grandes cultures !
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6 décembre 2005 2 06 /12 /décembre /2005 15:20
Personnellement, je connais assez mal ce sentiment. Je n’éprouve de la haine à l’égard de personne, sauf peut-être de façon fugitive et donc très limitée dans le temps.
C’est pourquoi je m’étonne toujours de voir certaines personnes cultiver la haine au point qu’elle les occupe du matin au soir, 365 jours par an.
C’est ainsi qu’en lisant Testu, cette feuille de chou locale, vous saurez ce qu’est la haine. Je suis la préoccupation quasi unique de son propriétaire et, en fait, je constitue son gagne pain ! Quand je ne serai plus là, à qui s’en prendra-t-il ? !
Dans l’immédiat, il ne m’inspire que de l’indifférence …. Et peut-être de la pitié. Au fond, cet homme doit être bien malheureux. Quel plaisir peut-on trouver à haïr quelqu’un et à ne penser qu’à le détruire ?
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5 décembre 2005 1 05 /12 /décembre /2005 16:24
Mardi 29 novembre, nous avons lancé une nouvelle tranche de travaux à l’hôpital, celle qui concerne la Réanimation, le Laboratoire et l’Hélistation. Un chantier de près de 7 millions d’€uros qui s’achèvera à l’automne 2007. Il sera poursuivi par la restructuration sur 4 ans, de la Psychiatrie (début des travaux dans un an) pour 15 millions d’€uros.
La reconstruction de l’hôpital s’achèvera en 2010 après construction d’un bâtiment central qui permettra en particulier de repenser totalement les salles d’opération (18 millions d’€uros).


La présence de l’hélicoptère en permanence constitue un atout exceptionnel pour Aurillac, seul hôpital départemental à en bénéficier en Auvergne. Grâce à cet appareil, il faut 7 mn pour relier Aurillac à Mauriac.

Il y a, en ce moment, des riverains de l’hôpital qui sont mécontents de cette nouvelle hélistation, au motif qu’elle va accroître, en particulier, les nuisances sonores.
L’hélicoptère qui sauve des vies (une sortie par jour en moyenne) est en effet bruyant, mais il ne le sera pas davantage demain, qu’aujourd’hui.
Il faut cependant savoir ce que l’on veut : la population a besoin d’un service de santé de qualité ; l’hôpital d’Aurillac sera de plus en plus le maillon essentiel d’un réseau de santé départemental.
Président du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier, j’estime que l’hôpital doit se moderniser en permanence et être un élément de l’attractivité du département.

Je le répète sans cesse, nous devons accueillir des populations nouvelles. Pour les plus âgés en particulier, la proximité et la qualité des services de santé sont déterminants lorsqu’il s’agit de décider d’un lieu de résidence.

La rénovation de l’hôpital c’est aussi l’assurance de chantiers importants pour nos entreprises et pour l’emploi. Environ 40 millions d’€uros d’ici 2010.

Je n’aurais pas pensé, qu’un jour, cette rénovation, notamment dans son aspect le plus moderne et le plus performant, l’hélistation et l’hélicoptère, se heurterait à l’hostilité de quelques riverains !

Pour ma part, ma ligne de conduite reste la même : défendre, garantir et améliorer un service public de qualité au bénéficie du plus grande nombre et non pas privilégier les intérêts d’une minorité.
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5 décembre 2005 1 05 /12 /décembre /2005 16:20
La dernière assemblée générale de la Chambre d’Agriculture a vu Monsieur Marleix exprimer sa confiance vis-à-vis des négociations à l’Organisation Mondiale du Commerce et réaffirmer que la Politique Agricole Commune est sanctuarisé jusqu’en 2013, c’est-à-dire qu’on n’affectera pas ces crédits.
Monsieur Marleix sait, comme tous les spécialistes de l’agriculture, que, dans le cadre de la négociation sur le financement de l’Union Européenne, non assuré pour l’instant, la seule solution présidera dans un compromis entre les principaux financeurs de l’Union.
Dans ce cadre, on ne peut pas demander à la Grande-Bretagne de renoncer à une partie de son chèque sans que d’autres, notamment la France et l’Allemagne, fassent également des pas en avant.


La solution finale, qui n’interviendra certainement pas dans ce courant du mois de décembre, mais qui devra bien intervenir dans le courant de l’année 2006, se traduira par une diminution du chèque britannique, par une concession sur la Politique Agricole Commune et donc, il y aura  effectivement moins de moyens financiers pour financer la PAC à partir de 2007, qu’il n’y en a aujourd’hui.
Pourquoi mentir  aux agriculteurs et leur éviter, en les tranquillisant à tort, de se préparer à une compétition qui deviendra de plus en plus difficile ?
Je reviendrai prochainement sur ce sujet.
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5 décembre 2005 1 05 /12 /décembre /2005 16:18
Dans le journal La Montagne du 28 novembre, Monsieur Marleix, Député, attire l’attention de Dominique Bussereau, Ministre de l’Agriculture, sur les préoccupations exprimées par les responsables des maisons familiales rurales, à propos du budget réservé à ces établissements dans le cadre du projet de loi de finances pour 2006.
Et, le Ministre, dans sa réponse, d’expliquer ce que Monsieur Marleix n’avait pas besoin de lui demander, puisqu’étant rapporteur du Budget de l’agriculture, il est parfaitement au courant du financement des maisons familiales rurales et des crédits affectés !
Mais ceci illustre parfaitement ce que j’évoquais dans un précédent article ; il s’agit à tout prix pour nos Parlementaires de créer l’illusion qu’ils ne sont absolument pas responsables des décisions nationales, y compris quand ils les préparent, comme le fait Monsieur Marleix, pour le Budget de l’agriculture !
Il est d’ailleurs tout aussi symptomatique de voir les agriculteurs aller manifester devant la porte de la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt, s’en prenant à un fonctionnaire qui ne fait qu’exécuter les décisions prises par le Ministre et le Parlement, et laisser tranquille le Député qui, lui, a voté le budget que les agriculteurs trouvent insuffisant.
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5 décembre 2005 1 05 /12 /décembre /2005 16:17
Dans le journal La Montagne du 28  novembre, le Secours Populaire du Cantal lance un cri d’alarme. Le département se paupérise, c’est-à-dire qu’il compte de plus en plus de personnes en difficulté. En trois ans, le nombre des bénéficiaires des aides du Secours Populaire a doublé passant de 900 cantaliens aidés à 1725.
C’est l’illustration de cette fracture sociale qui a généré la crise des banlieues et qui en amènera bien d’autres.
L’ « égalité » prônée par la devise républicaine est loin, très loin.
Chaque jour, le gouvernement, par sa politique de classe, favorise les plus riches et accroît le nombre des citoyens en difficulté.
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5 décembre 2005 1 05 /12 /décembre /2005 16:14
Lorsque le Service Public a disparu d’une commune, qu’il s’est éloigné de la population, que celle-ci est trop faible pour maintenir une présence humaine suffisante en nombre et en compétence, il y a aujourd’hui une solution : les points visio-publics.
Chargé de l’aménagement du territoire et des nouvelles technologies au sein de l’exécutif régional, j’ai proposé un plan pluri annuel 2005-2008 pour équiper tous les territoires qui le souhaitent de ces points visio-publics. Il s’agit simplement, grâce à internet haut débit, de mettre en relation le service avec l’utilisateur. Le premier point visio-public installé par la Région fonctionne près du Puy-en-Velay et à Cunlhat dans le Parc Livradois-Forez.
L’ANPE du Puy-en-Velay ne convoque plus les demandeurs d’emploi de la Communauté de Communes de l’Emblavez au Puy, mais au point visio-public. Grâce à une technologie de dernière génération, le demandeur d’emploi est en liaison avec le Conseiller professionnel de l’ANPE qu’il voit en taille réelle sur un très grand écran. L’échange de documents se fait sans clavier, sans manipulation, et il n’y a aucune nécessité d’être assisté par une tierce personne.
Un appel a été lancé à toutes les communautés de communes d’Auvergne qui ont signé avec la Région un Contrat de territoire Auvergne+. Elles pourront toutes être équipées, si elles le demandent….. à condition, bien sûr, que les prestataires de services fassent de même (ANPE, CAF, MSA, CPAM, etc..).
Réunis récemment à Clermont-Ferrand, ils sont enthousiastes, sauf dans le Cantal. Pourquoi ?
Et bien, je vous l’expliquerai si vous me le demandez !
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1 décembre 2005 4 01 /12 /décembre /2005 16:50
En décidant de créer mon blog, lieu de discussion, je ne cède pas à un effet de mode !
Je tire les conséquences des évolutions de notre société ; il y a bien longtemps déjà que la presse n’autorise plus le vrai débat de fond, d’échanges d’idées fortes.
Il n’y a guère que trois grands quotidiens nationaux qui permettent de faire émerger des idées nouvelles et d’en débattre.
Quant à la télévision, elle est, à de rares exceptions, le média de l’instantané, du fugitif et il faut être un « couche tard »  pour assister à des débats de fond.
Des idées, j’en ai et je souffre de ne pouvoir les exprimer.
Ce blog sera l’occasion de le faire et, si vous le voulez, de dialoguer et d’échanger.
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