Jeudi 17 juillet 2008

Le chef de l’Etat a présenté hier le rapport de la commission Copé « pour la nouvelle télévision publique ».


René Souchon, Président du Conseil régional d’Auvergne s’inquiète des conséquences inévitables qu’engendreront ces mesures, en particulier sur la télévision régionale.


Le Président de la République a en effet annoncé la suppression progressive de la publicité sur les chaînes publiques et la nomination en Conseil des ministres du président du Groupe France Télévision. Ce passage sous contrôle direct par l’Etat met à mal 25 ans d’émancipation, d’évolution et d’indépendance éditoriale de la télévision publique.


Plus localement, l’avenir de France 3 est préoccupant. La réorganisation de la chaîne préférée des Français prévoit la création de sept pôles de gestion administratives contre treize aujourd’hui existants.


Si le Président de la République assure qu’il n’y aura aucune incidence sur l’emploi, le financement laisse présager le contraire. La suppression partielle de la publicité à partir du 1er janvier 2009 permettra peut-être au groupe de survivre mais sa suppression totale en 2011 risque de toucher de près celles et ceux qui - au quotidien - font vivre une télévision de service public de qualité dans les régions et stations locales présentes dans chaque département d’Auvergne.


Le Président du Conseil régional rappelle, à l’instar de l’ensemble des Auvergnates et Auvergnats, son attachement à France 3 Auvergne, chaîne de proximité et de qualité,  et plus largement à la pluralité et à l’indépendance des media.

 

Jeudi 17 juillet 2008

J’ai découvert avec stupéfaction l’article du 10 juillet dernier de « La Montagne » intitulé «  Alain MARLEIX veut le maintien de la compagnie de gendarmerie de Mauriac ».

 

Selon cet article, le Secrétaire d’Etat ne serait pas « en accord avec la réorganisation de la gendarmerie en Auvergne et notamment dans le Cantal » !

 

Lorsque l’on sait que la Ministre de l’Intérieur, de l’Outre Mer et des collectivités locales, Michèle ALLIOT-MARIE et son Secrétaire d’Etat Alain MARLEIX, sont à l’origine de la loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure, dite LOPPSI, on ne peut qu’être surpris par de telles déclarations.

 

En effet, sauf à imaginer que Monsieur MARLEIX soit en « profond désaccord avec lui-même », je constate malheureusement une fois de plus que nos ministres auvergnats disent « blanc » à Paris, et « noir » sur nos territoires.

 

Cette démagogie éhontée devient insupportable !

 

Alain MARLEIX ne peut d’un côté dire « oui à Sarkozy » en vantant les 3 axes prioritaires de la LOPSSI lors de la séance de l’Assemblée Nationale du mardi 8 avril 2008 consacrée aux questions orales sans débat, et de l’autre manipuler et tromper l’opinion publique à des fins purement politiciennes, en condamnant la politique que l’on a soi-même soigneusement tricotée !

 

La vérité est pourtant très simple :

 

Dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), la LOPPSI défendue par Monsieur MARLEIX prévoit notamment un plan de restructuration massive de l’ensemble des gendarmeries françaises.

 

Cette rationalisation annoncée du bloc « Police-Gendarmerie » entraînera d’ici à 2011 la suppression de 8000 à 10000 emplois dans la Police et la Gendarmerie, notamment dans les zones rurales, péri-urbaines et sensibles.

 

Même si certaines réformes de structures sont parfois effectivement nécessaires, je ne pourrai jamais me résoudre à voir fleurir chaque jour dans l’actualité les « cartes » d’organisation des services publics : carte judiciaire, carte scolaire, carte hospitalière ou encore carte militaire….

 

Cette réorganisation brutale, appliquée verticalement sans concertation et sans aucune logique territoriale relève du « déménagement du territoire » !

 

Réagissons maintenant et ensemble car sans une réponse citoyenne massive de chacune et chacun d’entre nous, la mort lente mais programmée des services publics locaux est assurée !

 

 

René SOUCHON

 

Jeudi 10 juillet 2008

Après deux années de négociations, la visite de Jean-Cyril SPINETTA, Président d’Air France-KLM, le jeudi 3 juillet dernier, a marqué l’histoire de l’aéroport.

J’étais donc particulièrement heureux de l’accueillir et d’annoncer à ses côtés un investissement très important pour le développement de notre économie régionale.

Regional, filiale d’Air France, s’est en effet engagé à investir 15 M€ sur la zone sud de l’aéroport pour y construire un ensemble immobilier de 13 000 m2 destiné à la maintenance de toute sa flotte et celle de sociétés  tierces comme Airliner. En termes d’emplois, cela représente 40 postes qualifiés supplémentaires d’ici 5 ans.

A l’heure où le secteur aéronautique prend de plein fouet la hausse vertigineuse du prix du baril de pétrole, cet évènement laisse augurer de bonnes opportunités  pour la plateforme aéroportuaire.  Nous y travaillons, en partenariat étroit avec la société gestionnaire de l’aéroport, car cela recouvre des enjeux majeurs pour l’Auvergne, à la fois économiques et touristiques.



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