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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 18:26

Après quasiment une année de travail, les Editions de l'Aube me font fait l'honneur d'accueillir dans leur collection, "la bibliothèque des territoires", l'analyse et les propositions que je porte au sujet de la ruralité et du développement local des territoires, fort de mon expérience accumulée de presque 40 années de vie publique et politique comme Maire d'Aurillac, Député du Cantal, Ministre de l'agriculture, ou encore Président de la Région Auvergne.

Ce livre est un manifeste d'espoir, voilà pourquoi je l'ai intitulé "Ruralité, quel avenir ? Citadins, cela vous concerne aussi ! "

Vous pouvez d'ores et déjà le commander (voir plus bas) et j'espère que sa lecture vous intéressera !

A très bientôt pour des séances de dédicaces ou pour recevoir vos commentaires, bien à vous tous, René Souchon

 

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 17:00

L’année 2015 a été marquée par des crises à répétition pour les agriculteurs, en particulier les éleveurs. Etat et Région ont pris en compte l’étendu de ces difficultés.

A l’échelle nationale, le deuxième versement de l’apport de trésorerie pour les aides PAC du 1er pilier (aides découplées) a été effectué le 1er décembre. Ce versement représente 3,5 milliards d’euros, qui s’ajoutent aux 3,3 M€ déjà versés début septembre. Les agriculteurs auvergnats seront parmi les bénéficiaires de ces aides, ce qui permettra de renflouer les trésoreries.

En Auvergne, le Conseil Régional a voté fin novembre une aide exceptionnelle de 4 millions d’euros pour aider les éleveurs auvergnats victimes de la sécheresse. Les modalités d’attribution sont en cours de définition, en accord avec les services de l’Etat.

L’agriculture est une priorité en Auvergne et elle le restera dans le cadre de la nouvelle grande Région.

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 14:33

La Région Auvergne - Rhône-Alpes a besoin d'un candidat qui défende pied à pied les valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité et la solidarité.

Face au danger que représente la droite extrême incarnée par Laurent Wauquiez et Brice Hortefeux, le meilleur moyen de défendre les intérêts de l'Auvergne et de Rhône-Alpes et de réussir leur union, c'est de voter les 6 et 13 décembre pour le candidat de la mesure, de l'humanisme social et de la responsabilité : Jean-Jack Queyranne !

 

 

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 13:33

Voici un communiqué que j'ai adressé aux médias en tant que rapporteur du Comité des régions sur le secteur laitier et président de la Région Auvergne. Je regrette en effet que la Commission Européenne ait attendu que la situation laitière se dégrade jusqu'à un point intenable pour les producteurs pour annoncer des mesures de crise – pour partie préexistantes - qui n'apporteront pas de réponses aux problèmes structurels du secteur laitier dérèglementé.

Dans son avis sur l'avenir du secteur laitier, le Comité des Régions avait dès le mois d'avril 2015 mis en garde les instances européennes sur la dégradation du marché des produits laitiers alors la Commission européenne persistait à dire que la situation du marché du lait était favorable, à court et moyen terme, et que la sortie des quotas allait bien se dérouler. Le Comité des Régions demandait alors à la Commission de mettre en place des mesures de sécurisation du revenu des producteurs et en particulier d'examiner la proposition de programme de "responsabilisation des marchés" avancée par le "European Milk Board" et destinée à être appliquée lorsque le marché du lait est menacé de déséquilibres.

Or, la Commission ne semble pas encore avoir complètement pris la mesure du problème puisqu'elle ne propose qu'une aide ponctuelle qui ne réglera pas la situation sur le moyen et long terme. Pour ma part, j'en appelle dès lors aux ministres de l'agriculture de l'Union Européenne pour faire pression sur la Commission lors de la réunion du Conseil agriculture du 15 septembre pour que les mesures d'urgence soient complétées par un train de mesures plus structurelles.

Pour rappel, le CdR avait pour sa part émis les recommandations suivantes :

  • rehausser le niveau du filet de sécurité, pour une durée limitée et pour faire face à la crise imminente, en attendant la mise en place d’un autre dispositif.
  • renforcer le rôle des organisations de producteurs afin qu'elles jouent un rôle économique clair dans la gestion des prix et dans la gestion de l'offre ; améliorer l’efficacité de la contractualisation en élargissant le dispositif à toute la filière, incluant notamment la grande distribution.
  • améliorer le fonctionnement de l'Observatoire européen du lait (European Milk Market Observatory) et mettre en place les moyens nécessaires pour que cet observatoire puisse devenir un véritable outil de pilotage et non pas seulement d’observation a posteriori. Pour cela, il est essentiel que l’observatoire produise des données en temps réel et à une échelle plus fine que celle des Etats membres, pour prendre en compte la diversité des situations entre les régions européennes.
  • prendre d’urgence des mesures de sécurisation des revenus de tous les producteurs laitiers en s’inspirant en particulier des propositions du "European Milk Board".

Le Comité des régions

Le Comité européen des régions est l'assemblée des représentants des pouvoirs locaux et régionaux des 28 États membres de l'Union européenne. Créé en 1994 à la suite de la signature du traité de Maastricht, il a pour mission d'associer les collectivités régionales et locales au processus décisionnel de l'UE et de les informer des politiques de l'UE. Le Parlement européen, le Conseil et la Commission européenne le consultent à propos des politiques intéressant les régions et les villes. Pour siéger au Comité des régions, ses 350 membres et leurs 350 suppléants doivent tous être, au sein de leur région ou commune d'origine, soit titulaires d'un mandat électoral soit politiquement responsables devant une assemblée élue.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 14:36

Voici un texte éclairant de Mr André PFLIMLIN (afpflimlin@yahoo.fr), expert avec qui j'ai travaillé lors de l'élaboration de mon avis présenté au Comité des Régions d'Europe sur les conséquences de la fin des quotas laitiers. Je me permets de le reproduire sur mon blog afin d'en relayer les opinions car il est vital pour l'avenir de nos exploitants, comme il le souligne dans son titre que, face aux "Crises laitières : le Conseil des Ministres et le Parlement Européen exigent un changement de stratégie de la Commission Européenne" !

****

En pleine crise laitière, en 2015 comme en 2009, le discours reste le même à Bruxelles, à la Commission Européenne et au Copa–Cogeca, ou à Paris à la FNSEA. « Les perspectives de marché étant bonnes à long terme pour les produits animaux et l’Europe ayant un potentiel important de croissance laitière, nous devons produire plus et exporter plus» dit Phil Hogan, le Commissaire européen. « Il faut accélérer la modernisation et la concentration des exploitations d’élevage pour les rendre plus productives et plus compétitives», confirme le président de la FNSEA, également vice président du COPA (1) Outre les aléas d’une prévision à long terme, cette stratégie exportatrice pose question. Quelle sera la part des protéines animales dans l’alimentation des populations du Sud ? Quelles conséquences pour le développement des agricultures et l’élevage dans ces pays et sur les flux migratoires ? Quelles garanties pour nos éleveurs ?

Pour nos décideurs rêvant du grand export pour les prochaines décennies, la volatilité des prix mondiaux à court terme est devenue un aléa secondaire qu’il revient aux éleveurs d’anticiper en faisant des réserves en période de prix forts ou via les assurances privées. Ainsi, s’il y a bien des problèmes de trésorerie pour les éleveurs-cigales … « on ne doit pas parler de crise, ni de remise en cause de la politique laitière pilotée par le marché, et ce d’autant que l’on a un prix très raisonnable avec 300€ la tonne de lait » dit le Commissaire Phil Hogan. (1)

Cette affirmation témoigne d’une erreur de diagnostic sur 3 points majeurs qu’il est urgent de rectifier pour clarifier les causes de la crise laitière, avant de faire quelques propositions.

  1. La Commission avait parié sur un marché laitier mondial très porteur…

Le marché mondial des produits laitiers ne porte que sur 7% de la production totale soit 55 Mt. équivalent-lait (eq-lait) en 2013 et la progression de ce marché solvable est de l’ordre de 1.5 à 2 M t eq-lait /an . C’est principalement un marché de produits industriels standardisés, tels les poudres de lait donc très concurrentiels. Trois exportateurs fournissent plus de 70% du marché mondial : La Nouvelle Zélande (NZ) les Etats Unis (US) et l’Europe (UE) (2). Ils ont des modes de production très différents et plus ou moins sensibles aux aléas climatiques ou au prix des céréales. Une bonne ou une mauvaise année chez l’un des trois fait chuter ou flamber les prix mondiaux. Or en 2014 ce trio a produit un surplus de lait de 11 Mt dont plus de 6 Mt provenant de l’UE, par rapport à une croissance du marché mondial de moins de 2 Mt par an.

Pour la NZ qui exporte plus de 90% de sa production il s’agit d’un secteur prioritaire pour sa balance commerciale. Elle couvre à elle seule un tiers du marché mondial en poudres de lait et beurre et y impose ses prix. Fonterra «coopérative-multinationale» qui a le quasi-monopole de la collecte, de la transformation et des exportations pour la NZ, assure 75% des importations chinoises en poudre de lait. Aussi la compétition avec la poudre de lait NZ s’avère très difficile pour l’UE, comme nous l’avions écrit dès 2010(3) et confirmé dernièrement (14).

  1. La Commission n’avait pas prévu ce nouveau contexte de surstocks et de prix déprimés...

La crise laitière de 2015 est d’abord le résultat logique et annoncé dès 2010 (3) de la dérégulation programmée par la Commission et validée parle Conseil de l'UE, même si des évènements extérieurs l’ont renforcée.

En 2014, année favorable à la fois, pour le prix du lait et pour la production de fourrages et de grains, la production laitière a augmenté simultanément et fortement en NZ, aux USA et en Europe ; provocant un surplus majeur sur le marché mondial. Mais tout le monde s’en réjouissait, notamment en Europe car le prix du lait était encore élevé. Or dès l’été 2014 la crise était non seulement prévisible mais déjà à notre porte (4). En août, l’embargo russe sur les produits laitiers a fermé un gros marché pour l’UE (2 Mt. Eq- lait par an). Et la Chine avait nettement réduit ses importations pour mieux protéger sa production laitière interne (5)

Or malgré ces deux signaux majeurs, l’Europe, après une courte pause début 2015, a continué à produire plus de lait qu’au printemps 2014 pourtant record, ceci malgré un prix du lait en baisse de 20 à 30%! Comme c’est aussi le cas, de façon plus modérée, aux Etats Unis et en NZ, les surstocks pèsent lourdement sur les cours mondiaux qui sont tombés au niveau de 2009 (6) Cette dépression vaut aussi pour d’autres matières premières, pétrole, céréales , oléagineux, sucre etc.., du fait d’une offre abondante face à un ralentissement de la croissance mondiale, notamment en Chine et au Brésil (7)

3.La Commission n’a rien proposé pour corriger cette volatilité extrême du prix du lait.

Le paquet lait et le rééquilibrage des aides PAC en faveur du 2ème pilier, sont «des mesures pour temps de paix». Or la Commission a délibérément programmé la guerre du lait interne et externe, en mettant toute l’Europe en compétition avec les deux champions du marché laitier mondial, sans vérifier les règles du jeu de nos concurrents. Sans évaluer l’importance du dumping social et environnemental des très grands troupeaux laitiers de l’Ouest, gros contributeurs de poudre pour l’export. Et sans nouvelles mesures de sécurisation du revenu de nos éleveurs!

Fin 2014 la contractualisation entre éleveurs et laiteries, mesure phare du paquet lait, ne couvrait que 20% de la production et elle ne porte que sur les livraisons, sans garantie de prix. Comme le prix d’intervention officiel a été abaissé à 215€ la tonne d’eq-lait depuis 2007, bien en dessous du seuil de survie et non actualisé, il n’y a plus de filet de sécurité alors que le prix du lait est en chute libre !

Aujourd’hui avec un prix du lait moyen à 300€ /t plus d’un éleveur européen sur deux travaille à perte, c'est-à-dire que non seulement il ne gagne rien pour nourrir sa famille(8) mais qu’il perd d’autant plus d’argent qu’il produit plus. C’est le cas des Danois : champions d’Europe pour leurs performances par vache et par travailleur mais derniers de la classe en terme de revenu depuis 10 ans du fait du surendettement. Les systèmes herbagers irlandais, avec des coûts de production proches du modèle NZ, peuvent mieux résister à ce prix «raisonnable» selon Phil Hogan…Mais ce lait étant principalement transformé en poudre, cela tire le prix du lait européen vers le prix mondial et contribue ainsi à éliminer les petits producteurs des régions laitières européennes moins favorisées.

Mais la Commission continue d’être sourde aux critiques sur l’extrême volatilité du prix du lait et sur l’absence d’études d’impact de la fin des quotas sur les régions d’élevage des zones défavorisées ou de montagne. Critiques de la Cour des Comptes et du Comité Economique et Social européen que la Commission avait déjà balayées en 2009-2010 au nom de la priorité au marché; critiques renouvelées par le Comité des Régions en 2013 et 2015 (9) et par le Parlement Européen(10) toujours sans réponses sur ce sujet sinon le renvoi au 2ème pilier et l’affirmation que la Commission disposait désormais des outils pour éviter une «nouvelle crise 2009 » (11)

Quelques propositions pour sécuriser la filière laitière européenne :

A court terme, des mesures simples et communes à toute l’Europe:

Abandonnés par les politiques, poussées à faire du volume par leurs laiteries, combien de temps les éleveurs européens vont-ils continuer à produire à perte ? Certaines coopératives cherchent de nouvelles formes de contrats avec des prix garantis sur une part limitée de leur volume, pour sécuriser les producteurs les plus fragiles. Mais c’est bien au niveau européen qu’il faut intervenir rapidement, en s’appuyant sur les outils existants et sur la base de 4 propositions:

a) Relever le prix d’intervention de 20 à 30% mais lier cette hausse à une réduction des livraisons durant ces périodes de surplus.

b) Définir un indicateur d’alerte s’appuyant sur l’observatoire européen du marché laitier (12) pour permettre aux politiques et à la Commission d’intervenir plus tôt pour limiter les crises

c) Garantir une marge pour les éleveurs laitiers européens en s’inspirant du Farm Bill américain. Ce projet de garantie de marge laitière est réalisable rapidement à partir de l’index de marge brute trimestriel publié par la Commission (12)

d) Définir un dispositif de réduction des volumes en cas de surplus et de chute des prix

Deux propositions sont sur la table, l’une de Michel Dantin, député européen, l’autre de L’EMB, (13) toutes deux écartées par la Commission. Elles doivent être remises en débat !

A priori c’est la combinaison des 3 dernières propositions (b,c,d) qui mérite d’être étudiée et testée car elle semble opérationnelle à partir des outils existants; elle serait plus souple et sans doute moins coûteuse qu’un relèvement substantiel du seuil d’intervention.

A moyen terme, un changement radical d’orientation

Il ne s’agit pas de revenir aux quotas mais de remettre la vraie priorité sur la bonne valorisation de plus de 85% du lait (90% en valeur) sur notre marché interne, permettant de préserver des campagnes vivantes et attractives pour plus de 500 millions de citoyens-consommateurs. Et pour la modeste part de l’export vers les pays tiers(14) il faudra mieux définir nos produits, avec davantage de fromages et moins de poudres, et nos cibles avec un partenariat renforcé avec nos voisins du sud de la Méditerranée. Or, sous la direction de la Commission et avec le soutien du COPA et de l’agro-industrie, l’Europe a trop misé sur le grand export de produits industriels, avec les dégâts que l’on voit aujourd’hui. Et la Commission poursuit sa fuite en avant vers un marché mondial utopique, via les accords de libre échange tout azimut, avec Le Canada, les Etats Unis, l’Amérique du Sud, l’Afrique de l’Ouest, le Vietnamaux dépens de la cohésion de l’Union européenne! Et au mépris de la souveraineté alimentaire des pays d’Afrique et d’ailleurs.

Au niveau des instances européennes, il est urgent de changer de cap. C’est de la responsabilité du Conseil des Ministres de décider des choix stratégiques. Mais c’est au Parlement Européen élu démocratiquement qu’il revient de reprendre la main face à l’omnipotence de la Commission(15)

Au niveau national, c’est aussi la constitution de grandes OP régionales ou de bassin, qui peut renforcer le pouvoir de négociation des producteurs quant à la répartition des marges au sein de la filière, en privilégiant le débat plutôt que les manifestations violentes devant les laiteries ou les supermarchés, comme en France cet été. Mais sans régulation au niveau européen les éleveurs resteront la variable d’ajustement des prix mondiaux de plus en plus volatils, même avec une meilleure répartition des marges.

Au niveau de la ferme, ce nouveau cadre plus sécurisé devrait permettre une réorientation vers des systèmes de production plus autonomes, plus herbagers, comme alternative crédible à la course au volume et à l’industrialisation, grâce à une meilleure valorisation du lait par des produits régionaux et une meilleure rémunération des services environnementaux qui sont aussi des biens publics associés à ces modes de production.

André Pflimlin. 1. 9. 2015 afpflimlin@yahoo.fr

Auteur de : *Europe laitière, valoriser tous les territoires pour construire l’avenir ; Editions France Agricole 2010

Ancien ingénieur à l’Institut de l’Elevage. Expert Lait auprès du Comité des Régions à Bruxelles.

Notes et références

  1. Agra Presse du 31 8 2015
  2. Marchés mondiaux DEE 458 Institut de l’Elevage, Juin 2015
  3. Europe laitière, A Pflimlin; Editions France Agricole 2010
  4. Alerte rouge sur l’Europe laitière? A. Pflimlin 16 09 2014 2 p.
  5. Crise laitière : mirages et réalités ? A. Pflimlin 7. 8. 2015, 8p.
  6. Global Dairy Trade NZ est la référence pour les cours mondiaux des produits laitiers et fonctionne comme un marché au cadran. Les cotations ont été continuellement à la baisse de mars à aout 2015 à l’exception du 18 aout ou Fonterra avait réduit son offre de 30%.
  7. Cyclope; Marchés Mondiaux 2015, Ph. Chalmin Ed Economica
  8. D’après les études de l’EMB le cout de production moyen en Allemagne et en France est estimé à 400 € la tonne pour les 2 pays, rémunération du travail familial incluse et aides laitières déduites. L’Institut de l’Elevage estime que le point mort, c.a.d. les coûts de production hors travail familial ,se situe à 300€ la tonne en FR et en DE , à 390 au DK et 250 en IE ( C Perrot , journée CEREL 25 6 2015)
  9. L’avenir du secteur laitier, Avis du Comité des Régions, R. Souchon 16 04 2015
  10. Rapport sur la mise en œuvre du «paquet lait» J. Nicholson, Parlement Européen, 7 07 2015
  11. Entretien de René Souchon avec Luis Carazo Jimenez DG AGRI mars 2013
  12. www.European Milk Market Observatory
  13. www.europeanmilkboard.org,
  14. Le marché laitier mondial est un piège pour les éleveurs et un pari fatal pour l’UE. A Pflimlin

13 07 2015 10p.

15. Prospects for EU Agriculture markets and income 2014 -2024 MMO GD AGRI dec. 2014

16. L’alerte anti Europe pourrait être salutaire ? A Pflimlin, Forum & Débats ; La Croix 23 06 2014

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 09:44

Cet été est marqué par les manifestations d’agriculteurs un peu partout en France. Les filières bovines et porcines sont en première ligne. Les représentants syndicaux dénoncent la faiblesse des prix. On estime que 25 000 éleveurs se trouvent en grande difficulté.

Cette crise de l’élevage, fortement médiatisée, n’est que le reflet d’une économie qui fait la part belle au moins offrant. Les transformateurs préfèrent se fournir dans d’autres pays que d’acheter de la viande française ! Mais comment pourrait-il en être autrement, puisque l’Europe agricole fonctionne sur le principe de la concurrence à tout va, alors même que les conditions de production entre Etats-membres ne sont pas les mêmes !

Dans cette situation de crise, ou encore une fois ce sont les éleveurs les plus fragiles qui « boivent le bouillon », les solutions et critiques vont bon train. Des solutions existent, c’est certain. Saluons au passage l’action du Ministre de l’agriculture qui a pris l’initiative, dès le mois de mai, de réunir l’ensemble des acteurs des filières. Mais ce n’est certainement pas à l’Etat de fixer les prix ! Le Ministre en est bien conscient et l’a rappelé maintes et maintes fois. C’est pourtant une demande que j’entends çà et là de la part de certains élus et représentants professionnels agricoles. Quel paradoxe ! Alors que le monde agricole fait encore majoritairement confiance à la droite libérale – Nicolas Sarkozy et consorts en particulier - quelle surprise d’entendre des responsables du syndicat majoritaire demander à l’Etat de fixer les prix !

Rappelons-le : les responsables politiques de la précédente majorité n’ont eu de cesse de libéraliser l’économie agricole : fin des quotas laitiers sans aucun dispositif de remplacement, mise en place de la Loi de modernisation de l’économie en 2009 qui renforce le rôle de la grande distribution (au moment où un certain Laurent Wauquiez était porte-parole du gouvernement)... Bref, une succession de fausses solutions.

Pour donner une nouvelle ambition à l’élevage français, pour que l’ensemble des maillons des filières soient correctement rémunérés, nous avons besoin de plus d’Europe. C’est à l’échelle de l’Union européenne que des mesures significatives doivent être prises. Pour que les règles de production s’uniformisent et que le marché renoue avec la régulation. Tout ceci ne coûterait pas grand-chose aux contribuables, encore faut-il que la volonté politique existe, ce qui n’est pas le cas, dans une Europe encore dominée par l’esprit libéral.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 15:43

Laurent Wauquiez, candidat LR pour les Régionales 2015, était le 8 juillet dans l’Allier pour évoquer les routes, qu’il considère comme étant sa « priorité numéro un » pour les années à venir. Des priorités qui changent au fil des jours, des territoires et des interlocuteurs. Après l’agriculture, l’apprentissage, puis le train… maintenant la route. Et demain ?

Pour Laurent Wauquiez, la Région Auvergne n’investirait plus sur les routes … depuis 2004.

Mensonge !

Depuis 2004, la Région a investi 105 millions d’euros sur les routes départementales et nationales.

La Région a signé en 2007 des conventions triennales de partenariat avec les Départements de l’Allier, du Cantal et de la Haute-Loire, dont l’un des volets concerne le soutien financier aux travaux routiers. Ces aides pour la Haute-Loire et l’Allier ont été soldées respectivement en 2012 et 2013.

Concernant le Cantal, deux itinéraires reçoivent encore un concours régional, pour un montant total de 6,27 millions d’euros : la RD 120 à l’ouest d’Aurillac et la RD 926 (Contournement de Saint-Flour).

Pour l’Allier, 6 millions d’euros sont allés au contournement de Vichy.

Quant au Puy-de-Dôme, la Région a décidé en 2008 de contribuer à l’aménagement de routes nationales transférées en 2006 au Département (RD 2089, 2144 et 2009), à hauteur de 7,3 millions d’euros.

Au total, le budget 2015 prévoit 1.523.000 € en crédits de paiement en faveur des routes départementales sur l’ensemble de l’Auvergne.

Il va de soi que les investissements routiers sont essentiels pour assurer le développement d’un territoire et garantir la sécurité des usagers. Reste à savoir qui doit payer… Pas la Région en tout cas, ce n’est pas dans ses compétences.

En matière de mobilité et de transports, l’Auvergne a fait le choix du ferroviaire suivant en cela d’ailleurs la préconisation de Brice Hortefeux en septembre 2007, « de redéployer sur les rails des crédits jusqu'alors consacrés aux routes ».

Le transport public d’intérêt collectif est le premier budget de la Région: 127,5 millions d’euros en 2015 ! Et ce positionnement de l’Auvergne est loin d’être un cas isolé : dans le cadre de la préparation des Contrats de Plan Etat Région 2014/2020 en effet, les Régions françaises ont clairement fait leur choix en faveur du ferroviaire.

Un peu moins clair en revanche pour Laurent Wauquiez, le projet de la LGV POCL ! Alors que le candidat LR le déclarait « ensablé », le Premier ministre, Manuel Valls, avait annoncé la veille, le lancement des études préalables à l’enquête d’utilité publique, une étape déterminante pour le projet, et qui permet de maintenir le calendrier initial, à savoir une mise en service du TGV Paris - Orléans Clermont-Ferrand Lyon vers 2030.

Pendant que Laurent Wauquiez mentait à Montmarault en compagnie de Claude Malhuret, qui évoquait au passage un Hôtel de Région à 80 millions d’euros – hier l’UMP annonçait 89 millions, c’est mieux mais encore loin de la réalité à moins de 65 millions ! -, ce même 8 juillet donc, la Région accueillait plus de 200 patrons de grandes entreprises, élus, responsables de PME… pour mettre en place le Contrat de Développement Public Privé pour l’Auvergne.

Objectif : assurer les emplois de demain et le rayonnement de l’Auvergne. A cent mille lieues des gesticulations mensongères du candidat LR.

Laurent Wauquiez, ignorant tout des dossiers régionaux faute de travailler sérieusement, multiplie les contre-vérités. Il mérite vraiment le maillot à pois du meilleur menteur.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:25

Dans son communiqué du 19 juin 2015, que l'on peut retrouver sur son site (www.standardandpoors.com), l'agence de notation Standard & Poor's a confirmé la "perspective stable" de la Région Auvergne. Voici quelques extraits du communiqué, qui tord le cou aux mensonges que profère la droite sur la gestion par la gauche de la Région depuis 2005.

" Nous qualifions toujours la gouvernance et la gestion financière de la Région Auvergne comme fortes. La Région démontre son aptitude à opérer une maîtrise forte des dépenses dans un contexte de recettes de fonctionnement attendues en baisse, reflétant ainsi un pilotage budgétaire de qualité en recettes et en dépenses et une stratégie financière pluriannuelle claire caractérisée par des cibles précises d’investissement et d’endettement. Par ailleurs, nous considérons la gestion de la dette et de la trésorerie régionales comme prudente et diversifiée, à l’image du renforcement opéré par l’Auvergne du volume des instruments de financement à court terme et de la volonté affichée par la Région de poursuivre la réduction de son exposition, bien que toujours importante, aux emprunts structurés.

En vertu de cette gouvernance et gestion financières qualifiées de fortes, la Région Auvergne affiche de fortes performances budgétaires à l’image de résultats budgétaires 2014 meilleurs qu’anticipés dans notre scénario central de janvier 2015. La Région Auvergne a en effet présenté en 2014 un taux d’épargne brute de 25% (contre 23% dans nos dernières projections) ainsi qu’un excédent de financement après investissements à 2,7% des recettes totales (contre 0,8% dans nos dernières estimations). Ceci s’est traduit par une réduction de l’encours de la dette directe de 10 millions d’euros à fin 2014 (soit 506 millions d’euros contre 516 millions d’euros à fin 2013), un résultat conforme à notre scénario central de janvier 2015 ».

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 19:10

S’il est un domaine où l’on peut compter sur le candidat de la droite aux élections régionales, c’est la constance avec laquelle, chaque jour, il emploie son temps à répandre sciemment mensonges et contre-vérités.

Le député-maire du Puy-en-Velay, jamais en mal d’affabulation et sans aucun document à l’appui de sa démonstration, fustige les frais de fonctionnement de la Région et clame que « 60% des dépenses s’évaporent dans la machinerie administrative ».

L’énarque Wauquiez aurait-il séché ses cours de finances publiques du temps de ses études ? Compte tenu de la faillite dans laquelle sa famille politique a laissé l’Etat en 2012, il semble que la réponse aille de soi.

De fait, il m’apparaît nécessaire d’offrir au candidat Wauquiez à tout le moins un boulier puisque ce dernier ne sait pas lire un budget public et confond « dépenses de gestion » et « dépenses de fonctionnement » d’une collectivité territoriale.

Ce que le candidat Wauquiez appelle la machinerie administrative, démontrant par-là l’estime qu’il porte aux agents du service public dévoués à l’intérêt général, constitue en comptabilité publique les « dépenses de gestion » (rémunérations des agents, suivi des dossiers, frais administratifs divers tels que papier, électricité, téléphone, etc..). En Région Auvergne, ces dépenses représentent 16% du budget global (chiffres vérifiables en toute transparence sur le site open data de la Région www.opendata.auvergne.fr), loin de la fable ânonnée par le candidat de la droite !

Pire - aussi au-delà du boulier je pense qu’il me faudra offrir des cours de soutien en mathématiques et en calcul au candidat Wauquiez – ce dernier méconnaît ce qui relève en comptabilité publique des dépenses de fonctionnement d’une Région. Pour sa gouverne, en voici quelques exemples :

  • les aides aux entreprises, aux employeurs d’apprentis,
  • les aides à la jeunesse (bourses, frais de fonctionnement des Centre de Formation d’Apprentis, des Lycées),
  • les aides à la formation des demandeurs d’emploi,
  • les dépenses liées au Transport Express Régional.

En voulant réduire « les dépenses de fonctionnement », Mr Wauquiez veut-il réduire tous ces services publics régionaux essentiels aux besoins des citoyens ?

Je savais Mr Wauquiez, qui s’emploie à tourner sa veste idéologique chaque matin pour mieux courir après les thèses du Front National, homme de bas calculs.. il apparaît également qu’il est un homme de calculs faux. Corneille ne disait-il pas qu’un « menteur est toujours prodigue de serments ? »

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 11:23

Laurent Wauquiez, le candidat de la droite (LR) aux élections régionales de décembre prochain pour Auvergne Rhône-Alpes entend « déverrouiller » l’apprentissage, regrettant sans doute de ne pas l’avoir fait lorsqu’il était en charge de la formation professionnelle en tant que secrétaire d’Etat à l’emploi entre 2008 et 2010. En 2009 sous son action, on enregistrait en effet une baisse de 12% des contrats d’apprentissage et de professionnalisation (-8% pour les premiers et -22% pour les seconds !).

Parmi les recettes du donneur de leçons d’aujourd’hui, figure la loi NOTRe qui, en effet,
devrait donner la possibilité aux Régions de formuler des propositions d’évolution des lois et règlements… Une fois la loi votée bien sûr, Monsieur le député de la Haute-Loire !

Autre idée remarquable : réserver en priorité l’accès aux marchés publics de la Région aux
entreprises qui, les trois années précédentes, auront pris au moins un apprenti… Sauf que si un marché peut légalement prévoir d’apprécier les offres au regard du critère d’insertion
professionnelle des publics en difficulté, ce critère doit être objectif et être en lien avec
l’objet du marché, c’est-à-dire que le marché doit être susceptible d’être exécuté au moins
en partie par des personnels engagés dans une démarche d’insertion. Il ne doit pas conduire à favoriser une certaine catégorie de soumissionnaires. Il s’agit là d’un arrêt du Conseil d’Etat du 25 mars 2013… Conseil d’Etat dont est issu Laurent Wauquiez !

Plus sérieusement, la Région Auvergne consacre à ses 8195 apprentis recensés à la rentrée 2014, près de 35 millions d’euros auxquels il faut ajouter 8,5 millions d’euros d’aides aux employeurs. Ce budget est stable malgré un contexte financier contraint et une baisse des effectifs regrettable, même si elle est moins élevée que sur le plan national.

Bien entendu, l’Auvergne s’inscrit dans les objectifs gouvernementaux de 500 000 apprentis en 2017, soit 10 500 en Auvergne. Pour cela, elle mène toute une série d’actions visant à rendre plus attractif l’apprentissage pour les jeunes et les employeurs.

Des actions pour lever les freins à la mobilité et prévenir les ruptures avec un fonds social
apprentis et des contrats Loja pour faciliter l’hébergement des mineurs.

Des actions à destination des employeurs d’apprentis comme la prise en charge du coût des formations des apprentis recrutés dans le secteur public, les primes de 1000 euros par année d’apprentissage assorties de trois bonifications (l’Auvergne est une des rares Régions à aller au-delà de la loi), enfin, l’aide au recrutement soit 1000 euros par apprenti supplémentaire pour les entreprises de moins de 250 salariés. Plus de mille aides ont déjà été versées.

Des actions destinées à développer l’offre de formation par l’apprentissage avec le financement du projet A2EX (Auvergne Alternance d’Excellence),porté par les Universités pour un montant de près d’1,9 million d’euros pour l’équipement des plateaux techniques des IUT du Puy-en-Velay (Laurent Wauquiez devrait être au courant), d’Aurillac et de Montluçon, avec l’objectif de tripler le nombre d’alternants sur ces trois sites.

Sans oublier une vague d’ouverture très importante pour la rentrée 2015 avec vingt-six nouvelles formations.

Des actions enfin pour développer l’apprentissage avec la création d’un nouveau programme « Plan régional d’action pour le développement de l’apprentissage » (PRADA) doté de plus de 2,5 millions d’euros pour :
- Favoriser les dispositifs d’initiation aux métiers par alternance (DIMA), mettre en place un réseau de quatorze chargés de développement de l’apprentissage au sein de la Chambre régionale des métiers et de l’artisanat, de la Chambre de commerce et d’industrie régionale, des CFA du BTP et des CFA agricoles
- Financer un plan d’investissement dans les CFA.
- Mettre en oeuvre un contrat d’objectifs et de moyens régional avec différents partenaires (Etat, consulaires, partenaires sociaux,…) afin de les mobiliser autour d’objectifs partagés de développement de l’apprentissage.

Voilà du concret et du quotidien pour les employeurs, les apprentis et les candidats à l’apprentissage qui peuvent compter sur le soutien de la Région Auvergne à mille lieues des propositions fantaisistes d’un apprenti candidat à la tête de la future grande Région !

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